| Samedi
18 Février 2006: Les Assomptionnistes : « Nous sommes
plus que jamais fidèles à notre fondateur et au
Saint-Père ». Entretien avec le P. Richard Lamoureux,
Supérieur général des « pionniers de
la presse catholique »
ROME,
Vendredi 17 février 2006 (ZENIT.org) – « Un
Assomptionniste est un homme de foi et de son temps » affirme
le père Richard Lamoureux, supérieur général
des Assomptionnistes dans cet entretien accordé à
Zenit.
Forts
de ses 853 religieux et de ses 160 ans d’existence, les
Augustins de l’Assomption, appelés Assomptionnistes,
sont présents dans 24 pays répartis sur quatre continents.
On les trouve dans le Groupe Bayard-Presse, qui publie plus de
100 titres dans le monde, dont la « Documentation Catholique
» et le quotidien « La Croix ». Ils animent
« Radio Moto » dans le Diocèse de Butembo-Beni
en République Démocratique du Congo (R.D.C.), et
sont également présents dans le domaine de l’éducation.
Zenit
: Dans quel contexte sont nés les Assomptionnistes ?
P.
R. Lamoureux : Je vais répondre à une autre question
: « Qu’est-ce que l’Assomption ? » En
fait, l’ « Assomption » est un mouvement d’Église
qui a son origine au 19ème siècle après la
Révolution française et auquel appartiennent les
Assomptionnistes. Ce mouvement tient dans l’expérience
de deux personnes, à savoir la Bienheureuse Marie Eugénie
de Jésus Milleret et le Vénérable Père
Emmanuel d’Alzon qui ont réfléchi sur la situation
de l’Église et du monde de leur temps. Ainsi ont-ils
imaginé, chacun selon son charisme bien sûr, un mouvement
d’Église qui s’adonnerait à l’essentiel,
c’est-à-dire à la doctrine de l’Église.
Sur leur itinéraire de foi ils rencontrent les Pères
de l’Église dont Saint Augustin et de grands maîtres
spirituels comme Sainte Thérèse d’Avila et
Jean de la Croix.
Face
à une société ébranlée dans
ses fondements par la Révolution française, d’Alzon
trouvait dans l’Église une force pouvant relever
le défi du moment. Dès lors, ils ont voulu, avec
Marie Eugénie, rassembler autour d’eux des hommes
et des femmes qui partageraient leur idéal. Ces deux actifs,
mais aussi contemplatifs, ont élaboré un programme
d’action axé sur l’éducation. Il faut
former les jeunes. Pour d’Alzon, l’éducation
est un moyen plus efficace que la politique partisane, pour transformer
la société. Très vite néanmoins, d’Alzon
diversifie ce programme en intégrant la presse et les oeuvres
sociales en vue de transformer la société dans ses
fondements les plus profonds. C’est pourquoi il disait toujours
qu’un Assomptionniste est un homme de foi et de son temps.
Zenit
: Vous êtes à la tête de la Congrégation
des Augustins de l’Assomption depuis six ans. Dans l’exercice
de votre mission, comment avez-vous répondu aux défis
rencontrés, en restant fidèles à l’esprit
du fondateur et aux orientations actuelles de l’Église
?
P.
R. Lamoureux : Mon désir est d’aider la Congrégation
à toujours redécouvrir sa vocation afin de s’engager
à nouveau. Pour cela, il m’a fallu connaître
les personnes, les communautés, les engagements pastoraux
et le contexte sociopolitique et ecclésial des différentes
Provinces. La re-_expression du charisme pour l’édification
des communautés apostoliques, la collaboration avec les
laïcs qui partagent notre spiritualité, l’éveil
des vocations, l’éducation, la vie intellectuelle
et la communication étaient des priorités du Chapitre
général de 1999 que nous avons réalisées
grâce aux visites canoniques, aux Lettres du supérieur
général et à la formation du leadership assomptionniste.
L’insistance
mise sur la ré-_expression du charisme est un appel à
l’unité. Il y avait en effet un problème d’unité
de la Congrégation qui était en expansion dans certaines
régions, et dans d’autres non. Il nous fallait donc
insister sur l’unité pour la collaboration au-delà
des frontières provinciales. Globalisation oblige ! Heureusement
qu’au fur et à mesure que le charisme devenait de
moins à moins intellectuel, un nouvel horizon se dessinait,
qui nous poussait à nous demander, non plus ‘qui
sommes-nous ?’, mais ‘pourquoi sommes-nous assomptionnistes?’
D’où le passage du souci de la ré-_expression
du charisme à l’idée d’un projet de
Congrégation. Ce que le Chapitre général
de 2005 n’a fait qu’entériner.
Zenit
: Vous avez été réélu pour un deuxième
mandat de 6 ans lors du Chapitre général de mai
2005. Quelles sont les priorités auxquelles vous voulez
accorder une plus grande attention ?
P.
R. Lamoureux : Le Chapitre a mis en évidence 5 axes apostoliques:
- l’oecuménisme et le dialogue interreligieux
- les Nouvelles fondations
- les jeunes et les vocations
- Pour un monde plus juste –justice et paix
- Médias et enseignement.
Les priorités retenues lors du Chapitre général
sont au nombre de trois, à savoir : la Mission d’Orient,
la Fondation en Asie, les jeunes et les vocations. Des conversions
à opérer : l’alliance religieux-laïcs
et la formation pour la vie et la mission.
Ce
projet global d’animation de la Congrégation pour
les 6 ans à venir, je le réduis en 4 domaines majeurs
qui sont :
- la vie en communauté apostolique afin de créer
des communautés vivantes, priantes...,
- la pastorale des vocations et la formation pour la vie et la
mission,
- l’alliance religieux-laïcs dans le respect de la
spécificité de chacun
- la mission pour consolider les oeuvres existantes, et soutenir
les nouvelles fondations aux Philippines et au Togo.
A
ces points précis, j’ajoute les médias qui
caractérisent notre apostolat dans le monde de ce temps.
J’y crois en effet de tout mon cœur !.
Zenit
: L’« Assomption » possède-t-elle des
atouts sur lesquels fonder votre programme d’action ?
P.
R. Lamoureux : La question est importante. J’ai attiré
l’attention sur ce point lors du dernier Chapitre général,
qui a donné une orientation claire à toute la Congrégation,
avec ses 5 axes apostoliques et ses 3 priorités.
En
effet, un corps social ou religieux est en péril s’il
n’a pas une raison d’être qui mobilise et qui
inspire courage, dévouement, et initiative. Je crois que
nous l’avons à l’Assomption. Le Chapitre a
révélé ce qui risque de ne pas être
toujours évident dans une communauté ou Congrégation,
à savoir une vitalité spirituelle et un profond
esprit de foi. Au Chapitre nous avons pu nous mettre à
l’écoute de l’Esprit et être prêts
à répondre à ses appels. En outre, nos Provinces,
du moins la plupart, se soucient de la santé du corps dans
son ensemble, et savent aller au-delà de leurs frontières.
Un esprit missionnaire est donc un atout important à l’Assomption.
J’en veux pour preuve les deux premières priorités
du Chapitre (la Mission et les Vocations). Il existe une jeunesse
assomptionniste. Les jeunes, en Occident comme en Orient, se sentent
toujours attirés par notre charisme. Et la fidélité
de nos aînés, nous édifie par leur foi, leur
intérêt pour la mission, et souvent par leur travail.
Je pense aux anciens comme Edgar C. et Olivier B. en Afrique.
Le laïcat assomptionniste nous stimule également.
Souvent ce sont les laïcs qui nous ouvrent de nouveaux chemins,
qui nous interpellent par leur dévouement, leur amour du
charisme, leur zèle et leur créativité. En
bref, l’ « Assomption » possède une intuition
spirituelle et doctrinale très solide. Son charisme très
riche également peut nourrir des apôtres hommes et
femmes, de tout temps et de tout lieu. Malgré les défis,
il y a de quoi espérer.
Zenit
: Dans vos dernières Lettres, vous citez souvent Sa Sainteté
Benoît XVI. Quel secret avez-vous découvert dans
ses écrits ?
P.
R. Lamoureux : Benoît XVI est un événement
d’Église. Nous sommes fils de l’Église.
Nous ne pouvons donc pas rester indifférents à son
égard. Bien plus, quand je le lis, je trouve qu’il
donne des explications plus profondes aux questions existentielles.
Selon lui, le monde a besoin de sens. Dieu est le seul Être
qui peut nous satisfaire, comme Saint Augustin, dit le Saint-Père,
en combattant la « dictature du relativisme ». Il
est augustinien. Il a d’ailleurs fait une thèse de
doctorat sur Saint Augustin et fréquenté les Études
augustiniennes organisées par les Assomptionnistes, qu’il
connaît grâce à l’Évêque
d’Hippone. Sa définition de la paix dans sa lettre
pour la journée mondiale de la paix est aussi augustinienne.
Augustins de l’Assomption, nous nous sentons proches de
lui dans ses analyses de la situation du monde et de l’Église.
Nous les Assomptionnistes, sommes plus que jamais fidèles
à notre fondateur et au Saint-Père.
ZF06021705
Vendredi
17 Février 2006: Bravo aux Sénateurs et Députés
du Sud-Kivu qui viennent finalement de pointer du doigt Mr. William
Swing comme le cerveau moteur de la déstabilisation de
l’Est de la R.D. Congo!
Honorables Sénateurs et Députés du Sud-Kivu
(en RDC),
"Chaque chose a son temps", dit une sagesse.
En
effet, je crois, après lecture de ce mot de ces Deputés
et Sénateurs du Sud-Kivu, que le vrai problème et/ou
la vraie cause du PIRE CONFLIT (voir Koffi Annan) qui a fait 4
millions de morts congolais (jusqu'à date) est maintenant
bien posé.
Car,
pour guérir une maladie, dit-on, il faut savoir la définir
(en savoir l'origine). Sinon, on soigné autre chose...
Méritez,
chers fils du Sud-Kivu, nos remerciements, pour avoir posé,
en clair, ce que d'aucuns n'ont jamais reconnu publiquement si
n'est, peut-être, dans des clubs d'amis ou ailleurs. Car
cela prend du courage, pour sauver son peuple. Et vous venez de
le faire.
Que
des milliards de dollars arrivent "pour faire la paix au
Congo", je crois le problème du Kivu, et par conséquent
celui du peuple congolais, ne se resoudra pas tant que l'on ne
touche pas au noeud des querelles.
Ce
serait de la distraction, lorsqu'on sait que des armes s'achètent
pour faire partir cette terre... C'est encore plus que distraction
lorsque, au moment ou l'on chante élection démocratique
dans le reste du pays, le Kivu, lui, doit encore négocier
avec des "belligérants insurgés"...
Et
la soit disant élection serait de la pure distraction lorsque
l'on note que, dans le mème Minembwe, entre autres dégats,
des agents chargés
d'enrôlement non mandatés par Kinshasa viennent opérer
en toute quiétude et cela, au vu et au su de ceux qui sont
supposés aider à ramener la paix en RDCongo (cas
de cette dame arrêtée, et qui a disparu sans qu'une
enquête n'ait été diligentée, après
avoir reconnu être Rwandaise, mais venue enrôler des
gens au Kivu!)
Honorables
Sénateurs et Députés du Sud-Kivu, Chez-nous,
on dit: " Mchana nyumba ni nyingi. Jioni, nyumba ni moja"
(il y a plusieurs maisons la journee, mais une seule maison le
soir: celle a ma mere).
Vous venez donc
de prouver, que malgre tout, Judas aurait du avoir pitie de Jesus
(son frere), car il savait que le sort reserve a celui-la etait
une mort tragique... C'est dire que par cette lettre a M. Swing,
malgre votre appartenance a differentes composantes qui, elles,
aurait chacune "ses bons projets" de societe pour le
redressement du Congo, vous vous retrouvez, le soir, au Kivu,
et au Sud-Kivu en particulier, pour DORMIR PARMI VOS PARENTS,
SOUFFRIR AVEC EUX, MANGER MISERABLEMENT AVEC EUX, ET POURQUOI
PAS MOURIR AUX COTES D'EUX...
Vous avez fait
ce que l'on entend d'un SENATEUR ou d'un DEPUTE. Et c'est ce que
M. SWING sait aussi du role d'un Senateur/Depute, dans une "democratie":
PARLER AU NOM DU PEUPLE ET RIEN QUE POUR LE PEUPLE (en denoncant
le mal, mais en appuyant de bons projets du
gouvernement).
Acceptez donc notre
reconnaissance et, en meme temps, soyez rassures que l'histoire
du Kivu et du Congo doit desormais retenir vos noms. Car, votre
geste est une reconnaissance de la lutte des sages Mgr. Kataliko
et Munzihirwa, du Prof. Byamungu et de Pascal Kabungulu,
etc. C'est egalement un hommage a ces FEMMES ENTERREES VIVANTES
de Kasika, aux morts de Makobola, de Kisangani, de Katogota, de
Wimbi et de partout au Congo; aux foetus des hopitaux de Kinshasa
qui ne pouvaient survivre suite au manque de courant d'Inga,
etc.
Bref, votre lettre
a M. Swing est un respect a tous ceux que le Congo pleure a ce
jour, ces victimes justement d'un plan qui ne veut pas dire
officiellement son nom.
Qu'on vous prive
de salaires, parce que vous avez dit ce qui vous semble injuste
pour le Kivu et le Congo, cela n'est rien. Car, comme cette Honorable
Soeur Mathilde Muhindo, vous survivrez.
"Il vaut mieux
de mourir pauvre et digne que d'etre riche et esclave" (j'essaie
de reprendre feu Sekou-Toure de la Guinee).
Dieu benisse le Kivu, les nationalistes congolais et l'Afrique,
Vive la Paix au Congo-Kinshasa,
Debout Congolais!
Manyongo wa Selemani
-
GRANDS-LACS CONFIDENTIEL : ALERTE
Fondé le
13 janvier, 1999
Année 2006, Numéro 3
Edition du 17 février 2006
COMMUNIQUÉ
Pour diffusion large et immédiate
De sources très fiables à Kinshasa, la capitale
de la République Démocratique du Congo (RDC), ,
Grands-Lacs Confidentiel vient d'apprendre qu'un projet de loi
pour l'approbation de la création d'un « tutsiland
», qui serait la zone de Minembwe, en province orientale
du Kivu, sera voté dans les prochains jours. Ce projet
est introduit et soutenu par les personnalités très
influentes du régime actuel de Kinshasa qui travaillent
conjointement avec le régime de Paul Kagame du Rwanda.
Ce projet de loi qui selon les mêmes sources, aurait obtenu
l'aval du président Joseph Kabila, d'Azarias Rubera, Onosumba
et Bemba sera un point de non-retour dans le processus de démantèlement
de ce géant de l'Afrique centrale tant convoité
par les multinationales occidentales et leur mafia internationale.
La guerre actuelle en cours en RDC est l'ouvre de cette mafia
pour laquelle roulent les présidents ougandais et rwandais
ainsi qu'un grand nombre des grandes personnalités du gouvernement
actuel de Kinshasa.
Grands-Lacs Confidentiel fait appel à tous les Congolais
qui ont encore leur conscience dans leur tête et non dans
leurs poches, de se mobiliser, manifester et protester énergiquement
par tous les moyens contre ces valets de l'impérialisme
déterminés à mettre à marche le processus
qui certes, pourrait mettre plusieurs années, mais qui
progressivement mettra fin à l'existence de la République
démocratique du Congo au cour de l'Afrique centrale.
Derrière ce coup qui chapote l'implantation d'un cheval
de Troie pour en finir avec la RDC se trouvent les pays tels que
les États-Unis d'Amérique, le gouvernement britannique,
la Belgique, Israël et plusieurs multinationales occidentales.
Par ce communiqué d'aujourd'hui, Grands-Lacs Confidentiel
avertit le peuple congolais et la diaspora congolaise mondiale,
qu'opter pour la création d'un « tutsiland »
en République démocratique du Congo, ce sera ouvrir
la boite de pandore qui va faire déferler sur notre pays,
des siècles de la recolonisation du continent africain.
Ceux qui acceptent cela font preuve de la pire cupidité
qui leur fait vendre leur sens identitaire en échange de
quelque monnaie de singe.
GLAC rappelle avec toute son énergie que cette mafia internationale
a déjà essayé d'acheter l'eau du fleuve Congo.
GLAC rappelle aussi à ses lecteurs que les lobbies de l'Institut
de Havilla (basé en Belgique) ont déjà leurs
instruments très bien placés dans les hautes sphères
du pouvoir à Kinshasa et que la dernière chance
pour sauver ce Congo aujourd'hui agonisant, ne repose que dans
les mains des nationalistes, si du moins, il en reste encore.
Grands-Lacs Confidentiel avertit le peuple congolais et le monde
entier que les répercussions néfastes d'une telle
décision conduiront la RDC dans des calamités inqualifiables.
Avec toute sa dernière énergie, Grands-Lacs Confidentiel
lance un appel au peuple congolais ainsi qu'à la diaspora
congolaise mondiale de se lever comme un seul peuple sans se faire
intimider pour refuser cet enfer dans lequel les puissances coloniales
veulent replonger le peuple congolais.
Fait à Kinshasa, le 16 février 2006
Pour Grands-Lacs Confidentiel
Esdras Masan
Rédacteur en chef
E-Mail : « glac_editor@yahoo.com »
Jeudi
16 Février 2006: Les Honorables Députés et
Sénateurs de la Province du Sud-Kivu à KINSHASA.
A Monsieur le Représentant
Spécial
du Secrétaire Général des Nations Unies
en République Démocratique du Congo
à Kinshasa/Gombe.-
Concerne : Arrêt
du processus électoral
en République Démocratique du Congo
--------------------------------------------------------------------------------
Monsieur
le Représentant Spécial,
Nous
Honorables Députés et Sénateurs du Sud-Kivu,
avons l'honneur de vous
remercier par la présente pour tout ce que vous avez entrepris
aux fins de
ramener la paix et la sécurité dans notre pays.
Néanmoins, nous voudrions
ici exprimer une certaine perplexité mêlée
de
profonde inquiétude sur l'acharnement de la Communauté
Internationale à
vouloir imposer l'hégémonie d'un groupe auquel elle
tient, dit-on, comme à
la prunelle de ses yeux.
Connaissant le haut intérêt que certains membres
de cette Communauté
Internationale portent, à l'érection au Sud-Kivu
d'un Tutsi Land sous
l'alibi de territoire de Minembwe pour satisfaire les ambitions
dévorantes
de leurs protégés, nous nous faisons le devoir de
vous rappeler ces quelques
réalités bien simples :
1. Cette propension à vouloir
toujours défendre une fausse thèse de
minorités pourtant largement représentées
à tous les niveaux de la vie
nationale jusqu'au sommet de l'Etat et qui, plus armées
que nos Forces
Armées, mettent le pays à feu et à sang toutes
les fois que leurs intérêts
l'exigent.
2. Il y a en République
démocratique du Congo, plus de 450 tribus,
chacune avec son domaine, mais non son territoire. Si chacune
d'elles doit
réclamer aujourd'hui son territoire propre, la Communauté
Internationale
est-elle prête à nous créer et équiper
plus de 450 territoires ?
3. Le principe traditionnellement
admis à l'Est depuis 1910 pour
l'érection des chefferies et la fixation des frontières,
a toujours été la
préservation de l'unicité et de l'homogénéité
des entités politiques et
ethnologiques existantes.
4. Tous les préparatifs
sur le processus électoral en cours en
République Démocratique du Congo (identification,
enrôlement, détermination
des circonscriptions électorales, répartition des
sièges, etc…) ont été
jusque-là conçus sur base de données administratives
légalement existantes.
Monsieur
le Représentant Spécial, nous sommes d'avis que
l'acharnement à vouloir à
tout prix imposer la création irrégulière
et anticonstitutionnelle de
territoire de Minembwe sonnera tout simplement l'arrêt du
processus
électoral en République Démocratique du Congo
et sa relégation aux calendes
grecques.
Le peuple
congolais qui vous suit attentivement dans tous vos faits et gestes,
vous
met devant vos responsabilités pour les graves conséquences
qui découleront
d'un tel acte. Vous porterez, vous ainsi que son signataire, la
pleine
responsabilité devant Dieu et l'histoire.
Nous
prenons à témoins l'opinion tant nationale qu'internationale.
Ci-joint les mémos des différentes
couches de nos populations sur cette
question:
1. Mémo des Chefs Coutumiers
d'Itombwe (Mwenga) du 01 août 2004 ;
2. Contestation de la Communauté Bembe du 24 novembre 2005
;
3. Mémo des Députés et Sénateurs originaires
de Fizi et d'Itombwe du 24
décembre 2003 ;
4. Mémo de l'Association des Anciens Kassapards Ressortissants
de Fizi
du 25 janvier 2006 ;
5. Protestations des Notables d'Uvira du 01 février 2006
;
6. Déclaration des Honorables Députés et
Sénateurs des territoires de
Fizi, Mwenga et Uvira du 15 février 2006 ;
7. Réaction des Ressortissants des territoires de Fizi,
Mwenga et Uvira
du 10 décembre 2005.
Veuillez
agréer, Monsieur le Représentant Spécial,
l'_expression de notre parfaite
considération.
Fait à Kinshasa, le
Ampliations : - Son Excellence
Monsieur le Président de la République à
Kinshasa/Gombe.
(Avec l'_expression de nos sentiments les plus déférents)
- Monsieur le Président de la République Sud Africaine
à
Prétoria.
- Monsieur le Secrétaire Général des Nations-Unies
à New-York.
- Sa Sainteté, le Pape Benoît XVI à Rome.
- Excellence Monseigneur le Président du Sénat à
Kinshasa/Lingwala.
- Excellence Monsieur le Président de l'Assemblée
Nationale à
Kinshasa/Lingwala.
- Leurs Excellences Vice –Présidents de la République
(Tous) à
Kinshasa/Gombe
- Monsieur le Président de l'Union Africaine à Brazzaville
- Monsieur le Représentant de l'Union Européenne
à
Kinshasa/Gombe.
- Monsieur le Ministre de l'Intérieur, Décentralisation
et
Sécurité à Kinshasa.
- Messieurs les Ambassadeurs Membres du CIAT (Tous) à Kinshasa/Gombe.
- Monsieur l'Ambassade de la République de Chine à
Kinshasa/Gombe.-
- Monsieur le Gouverneur de la Province du Sud-Kivu à BUKAVU.-
Suite
Les Honorables Députés
et Sénateurs
de la Province du Sud-Kivu à KINSHASA.
Concerne : ARRET DU PROCESSUS ELECTORAL
EN REPUBLIQUE DEMOCRATIQUE DU CONGO.
--------------------------------------------------------------------------------
Les Honorables Députés
et Sénateurs du Sud-Kivu.
1Jerimoth
Lukonga Musombwa, Sénateur
2 Dr Ilombe Mbilishi Val, Député
3 Namusomwa Kachukuzi,Sénateur,
4.Kanyegere Lwaboshi, Sénateur
5. Ecina wa Lulenda Pierre, Député
6. Kasenga Kabezamwali, Député
7. Mahano Ge Mahano, Député
8. Kisubi Ngumoja, Député
9. Makonero Wildor, Sénateur
10. M'molelwa Justin, Député
11.Nyangezi Arthur, Député
12.Chirhalwirwa Nkunzimwami Gervais,Député
(RDCinfos du 16 Février
2006)
Mardi
14 Février 2006: Brassage et Réunification à
sens unique
La
transition politique en R.D. Congo qui devrait toucher à
sa fin d’ici le mois de Juin 2006 est toujours parsemée
des zones d’ombres. Si on peut dire que la population congolaise
a salué la formation du gouvernement d’union nationale
où travaillent côte à côte ceux qui
se battaient hier, on regrette tout de même la politique
de deux poids, deux mesures qui a caractérisé cette
transition. Les lois de la transition n’ont pas été
appliquées dans toute leur rigueur pour tous. Pour ne citer
que quelques exemples, la loi portant nomination dans la territoriale
selon laquelle un membre d’un mouvement rebelle qui dirigeait
une province ne peut pas devenir gouverneur de cette Province.
Pour le cas du Nord-Kivu, cette loi fut foulée aux Pieds
car Eugène Serufuli du RCD-Goma fut nommé au Nord-Kivu.
Quand fut voté la loi du brassage de l’armée,
les rwandophones refusèrent de quitter la région
frontalière avec le Rwanda, le Burundi et l’Ouganda.
Ces derniers limitèrent leur Congo aux Provinces de l’Est.
Ils ont institué de fait un brassage à sens unique
et à caractère tribale, non pas avec tout le Congo
mais avec les territoires qui appartenaient pendant la rébellion
au RCD-K-ML. Ainsi, un commandant rwandophone peut être
affecté à la tête du territoire de Lubero
ou de Beni, mais un commandant Nande, Lendu ou Pakombe, ne peut
pas être affecté à la tête de la ville
Goma, de Bukavu, du territoire Rutshuru ou de Masisi, etc. C’est
cela que nous avons appelé “Brassage à sens
unique”. Ce genre de brassage s’est observé
dans d’autres secteurs de la vie nationale, tels la douane,
les finances, les mines, l’économie, etc. Utilisant
à bon escient ce brassage à sens unique, le RCD-Goma
qui fonctionne comme un état dans un état, fait
des petits pas dans sa conquête rêvée du Nord-Kivu.
En effet, après la guerre de Kanyabayonga au mois de Décembre
2004, le RCD-Goma a profité de l’occasion pour déployer
à Kanyabayonga les soldats mutins qui avaient endeuillé
Bukavu au moins de juin 2004. L’opération dite de
démantelement des rebelles Nalu-Adf, a permis au RCD-Goma
de déployer une brigade non brassée dans la région
allant de Vitshumbi à Batalinga, en passant par Kasindi
et Mutwanga. Cette brigade non brassée est commandée
par MUNGURA Richard, ami de Tango Fort depuis leur planification
de la mise en sac de Kisangani en 2000. Quelle idée de
démanteler des rebelles par d’autres rebelles qui
refusent le brassage? Quelle idée de faire garder la frontière
avec l’Ouganda par des militaires non brassés ? Les
assassinats et autres méfaits déplorés par
la population du Graben et de Isale- Vulambo –Vuhovi et
Kasongwere, sont à mettre sur le compte de ces militaires
non-brassés qui n’ont pas la paix au Congo sur leur
agenda. Le coup de gueule de la Monnuc les accusant de criminels
et des voleurs est une preuve supplémentaire de notre analyse
des faits. Nous espérons que ce cri de la Monuc pourra
être accompagné dans les jours qui viennent des actes
conséquents.
Pour
donner quelques exemples du brassage à sens unique qui
s’observe dans les affectations des commandants des villes
et cités du Grand Nord, on peut citer les cas suivants
:
- Commandant de Butembo : Major Dieudonné Muhima ( rwandophone),
- Commandant de Mutwanga–Batalinga-Kasindi : Colonel Mungura
Richard (Rwandophone) .
- L’avénement du Colonel She Kasikila à Rutshuru
n’a pas fait long feu. Le Colonel Kasikila s’est vu
abandonné et par Goma et par Kinshasa. Il n’a eu
la vie sauve que dans sa fuite devant l’armée des
mutins. Après sa fuite, plusieurs centaines des militaires
Fardc ont rejoint les rangs des mutins. Quelle vagabondage ! Quelle
impunité !
- Un autre phénomème du brassage à sens unique
c’est l’octroi des postes à des congolais acquis
à la cause rwandophone. Ainsi quelles que soient les lamentations
des Forces Vives du Grand Nord, le Major John Tshibangu est toujours
le commandant de Lubero deux ans après avoir organisé
la débacle des Fardc venus de Kinshasa au mois de Décembre
2004. Au Sud-Kivu, Grands-Lacs Confidentiel a publié la
stratégie macabre du Général Matthieu Agolowa,
connu depuis son passage à Lubirizi comme suppôt
des rwandais, et qui sous prétexte de combattre l’ennemi,
envoie les mai-mai tout droit dans le traquenard de l’ennemi.
- Ce même phénomène s’observe aussi
dans la territoriale. En effet on a assisté à la
nomination à Lubero de Mr. Josué Badibanga du Kasai
et à Beni de Mr. Jean- Jacques Rousseaux KINGUNGU du Bandundu
(?). Ce premier geste pourtant positif de réunification
du Grand Nord avec le reste du pays laisse cependant perplexe
après la révélation des liens entre ces nouveaux
chefs et les hommes forts du RCd-Goma. Un autre fait est que cette
réunification ne concerne pas le territoire de Rutshuru,
de Masisi, de Walikale, et de Goma, des territoires vivant sous
une occupation rwandophone de fait.
Toutes
ces permutations à sens unique n’ont comme but que
de précipiter la chute du Grand Nord sous l’emprise
rwandophone en comptant sur l’appui complice des milices
Hema de l’Ituri qui auraient renforcé leus positions
de Nyakunde, de Boga, et de Mambasa au début du mois de
Janvier 2006.
Pendant
que l’on salue l’organisation prochaine des élections
démocratiques sensées mettre fin à la transition
politique, les Forces Vives de l’Est du Congo doivent prendre
conscience de ce brassage et réunification du pays à
sens unique, et surveiller de près les actions des chefs
ayant dans leurs valises des agendas cachés. Un peuple
bien organisé et vigilant peut transformé un mercenaire
en homme politique selon l’adage Nande que le « Chef
c’est son peuple »(O mwami ni valume). Un peuple n’est
dirigé que par le chef qu’il mérite... La
situation qui prévaut à l’Est du pays en appelle
à la conscience de toute patriote congolais de privélégier
l’intérêt supérieur de la Nation à
son intéret personnel. Que les congolais se rappellent
du sort de ceux qui avaient livré Mzee L.D.Kabila au bûcher
de l’ennemi. Ils n’ont jamais touché ou jouit
de sommes d'argent escomptées. Au contraire, depuis 2001,
ils croupissent derrière les barreaux. La traitrise de
son peuple ne paie pas et ne porte pas bonheur. Les exemples sont
légion en cette matière. Les congolais de partout,
et spécialement ceux de l’Est doivent redoubler de
vigilance pour aider la transition politique en cours d’aboutir
sur la paix dans un Congo resté un et indivisible.
(Point
de vue de Mr. Kambere Milonde, Kanyabayonga, pour Benilubero.com)
Lundi
13 Février 2006: Entretien avec l’Abbé Malu
Malu, Président de la CEI : De la
délicatesse de la phase finale de la transition politique
en R.D. Congo
Il
faut en parler.Il en va de notrre propre avenir. Sur l’horloge
électorale, les aiguilles s’affolent... Mais avons-nous
tous la même vision des événements qui se
déroulent en R.D. Congo ? Tout le monde ne fait pas la
même analyse ni la même évaluation de ce qui
se passe ! Point n’est d’ailleurs besoin de le faire.
Mais plusieurs pensent, pour le moins, qu’il y a encore
une chance pour l’avenir... C’est en tout cas ce qui
ressort des différents entretiens de Mr l’Abbé
Malumalu, président de la Commission Electorale Indépendante,
avec différentes Associations civiles et groupes politiques,
à l’occasion de son passage à Madrid, du jeudi
16 au vendrredi 17 février 2006, à propos de la
question du processus électoral en cours pour la construction
« d’une République Démocratique du Congo
vraiment démocratique ». Un problème du présent.
Un problème de l’avenir !
Pendant
des moments comme celui que nous vivons actuellement en R.D.Congo,
on court souvent le danger de succomber à trois tentations.
La tentation de « se sentir discriminé voire poursuivi
» et de réagir dans la crispation en attaquant. La
deuxième tentation c’est celle du « fondamentalisme
manichéen » qui divise les choses en blanches et
noires ; les personnes en amies et ennemies, la loi en «
ça me convient » et « ça ne me convient
pas ». La troisième c’est celle de l’étroitesse
des vues qui consiste à s’enfermer sur soi-même
par peur du débat et du pluralisme. Le vrai danger dans
ce troisième cas est de privilégier la raison de
la force plutôt que la force de la raison.
Contre ces trois tentations, je propose à nos lecteurs,
l’antidote de trois exigences: l’unité dans
l’essentiel. La diversité et débat en vue
du consensus dans tout ce qui est opinable. La solidarité
et la charité pour le bien-commun en tout. Ces élections
sont une bonne occasion pour chaque congolais soucieux de se montrer
digne de ce nom – et surtout pour les acteurs politiques-
de faire cet exercice important. Pour y arriver nous faudra-t-il
peut-être faire une relecture pertinente de notre réalité
? Une relecture dans un double sens : retrospectif –pour
remémorer et faire la recollection des expériences
positives et négatives du passé, sans y être
figés- et pro-jectif, comme point de départ vers
un avenir meilleur. Parce que à quoi nous servirait de
nous lamenter du passé si l’urgence est bien plutôt
de rechercher comment agir, pour d’abord, éviter
l’embrasement, puis, aussi vite que possible, construire
un pays paisible, une patrie congolaise digne de ce nom. A notre
avis, c’est en ce sens qu’il faudra travailler sans
jamais cesser d’exiger de tout le monde à renoncer
à la raison de la force pour ainsi embrasser les voies
de la liberté, de la responsabilité et de la participation
démocratiques. Tous les Congolais devront toujours se souvenir
de l’adage selon lequel : Quand les choses vont mal, il
faut faire tout pour les redresser. Mais c’est quand les
choses semblent bien marcher qu’il est souvent urgent de
faire mieux et davantage ! Un chemin est déjà fait.
Ou mieux encore, un chemin est en cours. Ce qui est louable. Mais
il faut dire que, quand le plus dur est fait , c’est alors
que le plus délicat reste à faire. Il en va de notre
propre vie.
Olivier
Kamate Sikahwa correspondant de www.benilubero.com à Madrid
(Espagne)
Dimanche
12 Février 2006: Le RCD-K-ML au secours des habitants de
Isale-Vulambo
Depuis
deux mois, les pratiques jadis décriées dans les
zones de Masisi, Walikale et Rutshuru, ont élu domicile
dans les deux territoires de Beni et de Lubero. Ces pratiques
consistent en des assassinats ciblés, viols des femmes,
vols à mains armées, destruction méchantes
des récoltes, travaux forcés des jeunes garçons,
violations des domiciles et de la vie privée des familles,
etc. Depuis le lancement de l’opération de démantelement
des soi-disant Nalu-ADF Ougandais, les paisibles congolais de
Isale-Vulambo vivent dans l’insécurité totale.
Les appels des chefs coutumiers locaux à l’administrateur
du territoire de Beni sont restés lettre-morte et la population
se sent abandonée à elle-même. C’est
pour répondre à cette inquiétude grandissante
que le Président Fédéral du RCD-K-ML, Mr.
Gilbert Kyatsinge, accompagné du Major Eustache Mustando
et d’autres cadres du RCD-K-ML se sont rendus à Vulambo,
Chef lieu de la localité Isale-Vulambo, le Jeudi 9 février
2006 pour apaiser la population. Agissant comme dans un pays sans
loi et non admistrée, Mr. Gilbert Kyatsinge a fait un meeting
public non pas comme membre d’un parti politique mais comme
un administrateur de territoire. La population ne connaissant
pas la distinction entre un meeting d’un parti politique
et celui d’une autorité administrative locale ou
territoriale, a répondu massivement à la convocation
du meeting. Mr Gilbert s’est contenté à son
tour d’enregistrer les doléances de la population
meurtrie de Isale-Vulambo. Parmi les doléances, l’envoyé
spécial de beni-lubero online à Vulambo à
enregistrer la demande de l’arrêt immediat des assassinats,
du viol des femmes, du vol, des récoltes illégales,
des corvées, et la demande de la protection des civils
par une police nationale de proximité, l’institution
d’un tribunal militaire pour juger les militaires qui se
rendent coupables de plusieurs méfaits sur la paisible
population.
Finalement, de l’avis de tous, il y a plus d’insécurité
avec les Fardc qu’avec les soi-disant rebelles Nalu-Adf
! D’où la persistance des questions sur le motif
réel de l’opération de démantelement
qui avait été annoncée tambours battants
par la Monuc et les Fardc mais sans aucune mesure d’accompagnement
de la population. Avant même que cette opération
ne se termine, Rutshuru était en feu et à sang.
Au lieu que les opérations militaires de grande envergure
continuent pour bouter l’ennemi dehors, on a vu les contingents
de la Monuc et des fardc baisser leur garde pour laisser la scène
aux délégations des ministres venues se pavaner
dans Goma pour débiter des mensonges en niant par exemple
un fait connu de tous les congolais du Nord-Kivu, à savoir,
la présence des forces rwandaises au Nord-Kivu. En même
temps, à l’ONU, la population du Nord-Kivu a été
choquée par la déclaration de l’Onu qui en
pareille circonstance devrait demander l'arrestation des rebelles
qui pour la nième fois narguent les congolais mais qui
s'est contenté de faire appel aux pays de la région
d’organiser une conférence de paix... Pour ne pas
rester hors-jeu, Le Conseil des Ministres de Kinshasa a décidé
vendredi dernier de traduire en justice tous ceux qui se sont
rendus coupables de faits de la guerre en cours au Nord-Kivu,
mais la population congolaise n'est au courant d'aucune arrestation
ou action judiciaire lancée contre x... Toutes ces mesures
qui se ressemblent et qui indiquent bien une complicité
entre le gouvernement de transition, les milices rwandophones
et la communauté internationale dans la guerre du Nord-Kivu,
passent visiblement et sciemment à côté du
vrai problème du Nord-Kivu qui est celui des milices des
rwandophones armés et soutenus par certains hauts cadres
de l'espace présidentiel d'après le cri d'alarme
de Mbusa Nyamwisi. Sur terrain au Nord-Kivu, le Gouvernement doit
procéder au remplacement de l’actuel gouverneur du
Nord-Kivu, à l'arrestation de Laurent Nkundabatware et
de Jules Mutebusi. Ce sont ces trois cervaux de l'insécurité
au Nord-Kivu qui doivent être traduits en justice pour éviter
que le gouvernement de transition n'offre de nouveau aux Nord-Kivutiens
un spectacle digne d'être appelé "théâtre
de chez-nous". Toute autre solution à part celle ci-haut
épinglée ne servira qu’à faire endormir
les congolais et à donner du temps à l’ennemi
connu de tous et dont le but serait de faire tomber la Province
du Nord-Kivu comme un fruit trop mûr, sans résistance.
Les forces vives du Nord-Kivu doivent s’unir pour exiger
que l’actuel gouvernement de transition trouve des solutions
concrètes et efficaces aux problèmes ci-haut soulevés.
(
Musayi Kalemire, Isale-Vulambo, pour Beni-Lubero.com)
Mardi
24 Janvier 2006: Nécrologie!Décès de Maman
Amba LINHO à Kinshasa
Permettez
moi de présenter mes condoléances les plus attristées
à la famille Gilbert Sombola et la Famille Linho qui vient
encore de perdre Maman Amba Linho. Pourquoi Amba...,pourquoi aujourd'hui....,c'est
trop tôt maman Gilon...Que son âme repose en paix
et que la terre des ancêtres lui soit douce et légère.
Adieu maman Gilon. (Ir.
Emma Matsoro, Boston, USA)
Jeudi
12 Janvier 2006: La Musique Nande: Interview de Emma Matsoro par
benilubero.com/culture
Benilubero.com:
Présentez-vous aux lecteurs et lectrices de benilubero.com!
Matsoro: Je m’appelle Emma
Matsoro, Ingénieur de Formation de l’IBTP Kinshasa.
Je vis présentement aux USA, plus précisement à
Boston Massachusetts où je fais un stage d’Architecture
dans une Maison de Conception et de Réalisation par Autocad.
Je suis aussi membre de la Communauté Catholique Mwinda
de Boston où je suis chargé de la Musique, des sons
et des images lors des célébrations eucharistiques
et des grandes manifestations festives.
Benilubero.com:
L’architecture ne vous a donc pas fait oublier la musique?
Matsoro:
Pas du tout car avant d’être architecte, j’étais
musicien. Depuis mon bas âge dans mon village natal à
Lukanga et à Butembo, j’aime chanter et danser comme
mes ancêtres Nande.
Benilubero.com:
Parle-nous du groupe Yira Folk qui a fait bouger le peuple Nande
dans le passé.
Matsoro:
Merci pour cette question qui me donne l’opportunité
de retracer l’historique de cette oeuvre musicale à
laquelle j’ai contribué. Pour ceux qui ne connaitraient
pas de quoi il s’agit, Yira Folk est un ensemble musical
Nande, née d’une idée originale de Mr. Etienne
Kasereka alors fonctionnaire à l'Hôtel des Monnaies
de la République du Zaire. Etienne Kasereka créa
Yira Folk en 1991.Au début considéré comme
une association de loisir pour les étudiants Nande de Kinshasa,
le groupe prit rapidement de l'ampleur et sortit son premier album
intitulé "OYO NINDI" où le duo Etienne
Kasereka et Deli Kongoli a fait vibrer le peuple Nande partout
au monde.
Benilubero.com:
Par après, comment le groupe musical avait-il évolué?
Matsoro:
Après les premiers succès, Yira Folk n’a
pas échappé à la règle: les querelles
intestines et le divisionisme. L’on se souviendra que Deli
Kongoli se détachera du Yira Folk pour créer “"NANDE
REVELATION" avec Pépin PIMBO. Ils sortiront l'album
"AGHENDIRE".
Benilubero.com:
Et vous-mêmes dans tout cela, de quel côté
étiez-vous?
Matsoro:
Je fais mon entrée dans le Yira Folk dès le premier
opus “OYO NINDI” comme chorégraphe. A l’heure
de la division, je suis resté avec Etienne Kasereka dans
la maison mère du Yira Folk et j’ai été
élu Vice-Président de Yira Folk.
Benilubero.com:
Après la scission, aviez-vous continué à
produire?
Matsoro:
Oui, bien sûr! Après la scission Yira Folk a continué
son ascension vertigineuse jusqu’à son zenit avec
l'album "BUKERE NGAGHENDA". Cet album a fait parler
du Yira Folk partout au Zaire et en Afrique jusqu’à
remporter le Prix du meilleur groupe folklorique du Zaire en 1994.
Après Yira Folk sera proclamé par la Radio AFRICA
Numero 1, meilleur groupe folklorique dans la catégorie
Tradi Moderne.
Benilubero.com:
Et pendant ce temps, qu’était devenu votre rival
Deli Kongoli? Avez-vous continue à garder des liens fraternels
avec son groupe comme le peuple nande l’avait souhaité
à l’époque?
Matsoro:
Oui, bien sûr! Le peuple nande n’a jamais avalisé
la scission et nous avons gardé un climat de fair-play
entre nous. Je sais que, à la même période
que le zenit du Yira Folk, Deli Kongoli avait fait sensation,
surtout dans les territoires de Beni et de Lubero avec son album,
“AGHENDIRE”!
Benilubero.com:
Y-avait-il eu une gue-guerre de nomenclature des albums de vos
deux groupes? Pourquoi aviez-vous intitulé votre deuxième
album “Bukere Ngaghenda”, après le “Aghendire”
de Deli Kongoli?
Matsoro:
Il n’y avait pas du tout de gue-guerre de nomenclature!
La resemblance vient du fait que les deux groupes s’inspiraient
de la même source, à savoir, la chanson traditionnelle
nande, le Kadinge, le Ntara, Erirenga, le Mikado, Omukovo, Amatakiyo,
Ndeku, etc.
Benilubero.com:
Pouvez-vous nous dire, si ce n’est pas un secret, de quel
soutien vous avez bénéficié pendant votre
ascension?
Matsoro:
Merci pour la question qui me permet de remercier sur le site
benilubero.com Mr. Paluku Muhesi, Balthazar Kanyama, Nzenze Wamitamango
(+), pour le soutien inconditionnel à notre entreprise
musicale.
Benilubero.com:
Yira Folk est né à Kinshasa. Avez-vous eu l’occasion
de faire des concerts dans le terre natale du Munande, à
savoir, les territoires de Beni et de Lubero?
Matsoro:
Naturellement nous avons fait une tournée en 1993 à
Goma, à Butembo, et à Beni , et cela grâce
au soutien des Nande dont je viens de citer les noms. Pendant
cette tournée Yira Folk a recolté un succès
fou avec ses 22 musiciens transportés, logés et
nourris par Nzenze Wamitamango. Yira Folk avait su se déplacer
avec son matériel pesant à peu près 4 tonnes.
A Beni, l’Hôtel COHOBE avait servi de cadre pour le
concert du Yira Folk. L’Hôte d’honneur de Beni
était l’honorable Katende Ngunza qui nous a aussi
précédé dans la maison du père. A
Butembo, Yira Folk a fait succès fou à l’AUBERGE
avec comme doit d’entrée 20 US$, un fait qui n’a
pas empêcher que la salle soit pleine à craquer.
Ensuite, c’était de l’OLYMPIQUE de Mr. Sadrou
avant de se produire au Stade Tata Matokeo pour la population
de Butembo et de ses environs. A Kirumba, le concert a eu lieu
dans la salle CACUDEKI de Matembera. Nous avions bouclé
notre boucle à Goma, avec deux sorties, la première
à l'Hôtel ISHANGO GUEST HOUSE, une propriété
personnelle de notre mécène Papa Nzenze, un hôtel
qui fait jusqu’à nos jours la fierté du Munande
à Goma, et la deuxième sortie à l'hôtel
Karibu.
Benilubero.com:
Qu’est-ce que vos fans ont le plus aimé dans Yira
Folk?
Matsoro:
Je dirais que l'album “Bukere Ngaghenda” était
devenu l’idole de nos fans avec la chanson “Bukere
Ngaghenda” et “Muraghane wa Koyo”, une composition
de Magloire Paluku.
Benilubero.com:
Vous avez reçu de l’aide matérielle auprès
des bienfaiteurs Nande de l’époque comme il apparait
dans vos propos. Pouvez-nous nous dire qui vous a aidé
techniquement à sortir de terre?
Matsoro:
Techniquement, nous avons produit notre meilleur album à
Brazzaville et nous avions donné le monopole de la distribution
à NDAYE, une grande maison de production de musique. Deli
Kongoli a produit son album “Aghendire” en Afrique
du Sud avec l’appui de Roger Kabuyaya. En octobre 1995,
un contact fructueux de Yira Folk, avec un grand homme politique
nande, notre papa Pierre Pay Pay, nous a sorti de terre. En effet,
Papa Pay Pay a octroyé à Yira Folk du matériel
musical pimpant neuf. Et votre humble interlocuteur que je suis
était parti en Afrique du Sud pour faire la commande de
ce matériel.
Benilubero.com:
Où est alors passé ce glorieux Yira Folk?
Matsoro:
Avec la guerre d’agression du Congo qui a surnoisement commencé
avec l’accueil des réfugiés au Kivu en avril
1994, Yira Folk avait commencé sans le savoir sa descente
en enfer. L’occupation de notre terre natale a mis en mal
notre fierté et par conséquent notre inspiration.
Benilubero.com:
Voulez-vous dire que depuis 1994, Yira Folk n’a plus produit
d’album?
Matsoro:
Non, pas du tout! En novembre 1995, Yira Folk avait sorti à
Kampala l'album “ULI THATHA WAGHE” avec des chansons
comme Uli Thatha d’Etienne Kasereka, Ekihugho de Emma Matsoro,
Ndeku Akaliraki etc. Aussi, avec la collaboration de la Chorale
Kyakakala du Kyaghanda de Kinshasa, Yira Folk avait sorti un album
chrétien sous la houlette de Appolinaire Rwangu.
Benilubero.com:
Qu’en est-il de Yira Folk aujourd’hui?
Matsoro:
Avec la mort de notre plus grand sponsor Nzenze Wamitamango en
1998, et la guerre d’agression au Kivu, Yira Folk perdait
son financier et la majorité des consommateurs de ses produits.
Etienne Kasereka a essayé de relever le groupe avec la
production de son album multiculturel, en solo: “NGOMA YETU”,
soutenu par BAMAR (Balikwisha Martin) de Lubumbashi mais en vain.
Avec le départ d’Etienne Kasereka pour Jakarta en
Indonésie, puis en Chine, c’était la mort
subite du Yira Folk!
Benilubero.com:
Pensez-vous ressusciter Yira Folk dans l’avenir?
Matsoro:
Suite à la forte demande de nos fans de territoires de
Beni et de Lubero, Etienne et moi, avons tenté de redemarrer
Yira Folk lors de nos rencontres de Jakarta en Janvier 2003 et
à Guanzhou en Chine en Décembre 2004, mais sans
succès.
Benilubero.com:
Où sont partis tous les 22 musiciens de Yira Folk?
Matsoro:
Les artistes musiciens de Yira Folk sont éparpillés
dans le monde:
-
Etienne Kasereka , commerçant à Guanzhou(Chine),
-
Emma Matsoro, votre interlocuteur, Architecte à Boston,
MA (USA),
-
Kavugho à Kinshasa (RDC),
-
Franck Lwanzo, Informaticien à Lubumbashi (RDC),
-
Théo Bidens, Claviériste chez Wenge BCBG,Quartier
Latin,Génération A, à Kinshasa (RDC),
-
Christian Kalala: Nouvelle Ecrita, Quartier Latin, aux USA,
- Anto Mutoto: guitariste basse, musicienne chrétien en
Suisse,
- Katembo Lisso: guitare solo à Kinshasa (RDC),
- Irene Nyavingi: chanteuse à Butembo (RDC),
- Honorine: danseuse de Yira Folk, à Kinshasa;
- Nzumbakali JP devenu militaire à Goma, etc.
- Papa Paluku Ngesera (+): notre célèbre danseur
mort en Décembre 2005 à Kinshasaa,
- Deguy Degisha est décedé il y a quelques années
à Butembo…
Benilubero.com:
Accepterez-vous que benilubero.com interview Deli Kongoli le seul
munande parti de Yira Folk pour fonder son propre groupe?
Matsoro:
Bien sûr! La vérité naît de la confrontation
des idées! Deli Kongoli est resté mon frère
et ami, et c’est ensemble que nous avons porté sur
les fonts baptismaux ce qu’on peut appeler le folklore moderne
nande. En Avril 2002, nous avons composé ensemble un album
encore inédit sur les héros Nande, en l'occurrence,
S.E. Mgr Kataliko.
Benilubero.com:
Votre mot de la fin!
Matsoro:
Je demanderai à benilubero.com d’enrichir ce débat
en interviewant les jeunes musiciens Nande qui montent en flêche
et qui font des merveilles à Butembo, je cite, Popal Kisorobo,
Mayaya Santa, Jacques Buzito, Serge Fury, et Kasoki Rebecca que
benilubero.com a présenté dans ses dépêches
de ce matin. La musique fait partie de toute culture et elle est
une de ses plus joyeuses expressions. Un des cadeaux des amis
de benilubero.com serait de soutenir dans le vrai sens du mot
les jeunes musiciens nande et d’éveiller d’autres
talents dans d’autres domaines, afin de bâtir ce que
Pierre Mujomba dans son interview à RFI a appelé
la “Nation Nande” se réalise.
Benilubero.com:
Merci Ir Emma Matsoro!
(Interview
accordé le 11 janvier 2006 à Brighton, MA (USA),
par l’Ir. Emma Matsoro, à Vincent K. Machozi, pour
le compte de benilubero.com).
Jeudi
5 Janvier 2006: Messe des suffrages en mémoire de Enoch
Nyamwisi Muvingi (+1993)
Ce
Jeudi 5 janvier 2006, une messe commémorative de la mort
de NYAMWISI ENOCH a été célebrée à
la Cathédrale de Butembo à 6h00 du matin sur demande
des cadres du parti politique DCF-Nyamwisi. Nous nous rappelons
que Enoch Nyamwisi Muvingi, ancien ministre dans le gouvernement
de Mobutu, avait été abattu à Butembo un
certain 5 Janvier 1993 par des militaires de l’armée
de Mobutu. Benilubero.com salue la mémoire de ce vaillant
fils du territoire de Beni qui a fait l’honneur du Munande
à son temps et qui était surnommé l’homme
du débat dans la capitale congolaise. Que son âme
repose en paix et que son courage politique inspire les jeunes
politiciens Nande en ce moment où notre pays, et plus spécialement
notre Province du Nord-Kivu a besoin des gens pour débattre
de questions de la sécurité des biens et des personnes.
Pourquoi toutes les armées cantonnées au Nord-Kivu
n’arrivent pas à mettre hors d’état
de nuire les malfrats qui courent les rues de nos villes et cités?
(Juvénal Paluku Sivihwa)
Mercredi
4 janvier 2005: Les Enseignants de Butembo en campagne électorale
Le
syndicat des enseignants du Congo, province du nord-Kivu ont tenu
leur réunion syndicale le Samedi 31 Décembre 2005
à Butembo. A l’ordre du jour figurait un seul point,
à savoir, la proposition des candidats enseignants à
différents postes pendant les prochaines élections
locales et législatives. Le 8 janvier 2006, ces propositions
seront étudiées par la société civile
de Butembo sous la direction de l'abbé Arsène Vahoterana.
Le premier Vice-Président du Syndicat des enseignants du
Nord-Kivu, Mr. Eugène Kahindo Syasaka, a été
proposé au poste de Maire Adjoint de la Ville de Butembo.
Par cette initiative, les enseignants qui sont les enfants pauvres
des gouvernements congolais depuis Mobutu, sollicitent une reconnaissance
de la société pour le service rendu à la
nation. La demande des enseignants candidats à différents
postes est que tous les éducateurs, les parents des élèves,
les élèves, et tous les mécènes de
l’éducation au Congo soutiennent massivement les
candidats enseignants en les aidant d’abord à rassembler
la caution exhorbitante demandée par la loi électorale
et à voter pour eux le moment venu. (Juvénal
P. Sivihwa)
1
Janvier 2006: Beni-Lubero s’offre un espace sur le web :
www.benilubero.com
Depuis
ce 1er Janvier 2006, un groupe des congolais de territoires de
Beni et de Lubero en collaboration avec les congolais de la diaspora
vient de publier sur le web un site internet au service de ressortissants
de la région de Beni-Lubero et de tous les hommes de bonne
volonté , amis et partenaires du développement de
cette région martyre de la guerre en cours en R.D. Congo.
Benilubero.com veut faire parler la base pour la base, il est
un site des volontaires désinteressés qui n’ont
qu’une visée, l’éveil de conscience
de la base sur les potentialités inouies de développement
disponibles localement. Découvrez ce site, votre site en
cliquant sur: beni-lubero
online (Mr. Juvénal Paluku SIVIHWA,
Correspondant de Butembo)
(Pour lire les dépêches
antérieures, cliquez sur Archives)
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