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Dépêches de la R.D.CONGO

Samedi 18 Février 2006: Les Assomptionnistes : « Nous sommes plus que jamais fidèles à notre fondateur et au Saint-Père ». Entretien avec le P. Richard Lamoureux, Supérieur général des « pionniers de la presse catholique »

ROME, Vendredi 17 février 2006 (ZENIT.org) – « Un Assomptionniste est un homme de foi et de son temps » affirme le père Richard Lamoureux, supérieur général des Assomptionnistes dans cet entretien accordé à Zenit.

Forts de ses 853 religieux et de ses 160 ans d’existence, les Augustins de l’Assomption, appelés Assomptionnistes, sont présents dans 24 pays répartis sur quatre continents. On les trouve dans le Groupe Bayard-Presse, qui publie plus de 100 titres dans le monde, dont la « Documentation Catholique » et le quotidien « La Croix ». Ils animent « Radio Moto » dans le Diocèse de Butembo-Beni en République Démocratique du Congo (R.D.C.), et sont également présents dans le domaine de l’éducation.

Zenit : Dans quel contexte sont nés les Assomptionnistes ?

P. R. Lamoureux : Je vais répondre à une autre question : « Qu’est-ce que l’Assomption ? » En fait, l’ « Assomption » est un mouvement d’Église qui a son origine au 19ème siècle après la Révolution française et auquel appartiennent les Assomptionnistes. Ce mouvement tient dans l’expérience de deux personnes, à savoir la Bienheureuse Marie Eugénie de Jésus Milleret et le Vénérable Père Emmanuel d’Alzon qui ont réfléchi sur la situation de l’Église et du monde de leur temps. Ainsi ont-ils imaginé, chacun selon son charisme bien sûr, un mouvement d’Église qui s’adonnerait à l’essentiel, c’est-à-dire à la doctrine de l’Église. Sur leur itinéraire de foi ils rencontrent les Pères de l’Église dont Saint Augustin et de grands maîtres spirituels comme Sainte Thérèse d’Avila et Jean de la Croix.

Face à une société ébranlée dans ses fondements par la Révolution française, d’Alzon trouvait dans l’Église une force pouvant relever le défi du moment. Dès lors, ils ont voulu, avec Marie Eugénie, rassembler autour d’eux des hommes et des femmes qui partageraient leur idéal. Ces deux actifs, mais aussi contemplatifs, ont élaboré un programme d’action axé sur l’éducation. Il faut former les jeunes. Pour d’Alzon, l’éducation est un moyen plus efficace que la politique partisane, pour transformer la société. Très vite néanmoins, d’Alzon diversifie ce programme en intégrant la presse et les oeuvres sociales en vue de transformer la société dans ses fondements les plus profonds. C’est pourquoi il disait toujours qu’un Assomptionniste est un homme de foi et de son temps.

Zenit : Vous êtes à la tête de la Congrégation des Augustins de l’Assomption depuis six ans. Dans l’exercice de votre mission, comment avez-vous répondu aux défis rencontrés, en restant fidèles à l’esprit du fondateur et aux orientations actuelles de l’Église ?

P. R. Lamoureux : Mon désir est d’aider la Congrégation à toujours redécouvrir sa vocation afin de s’engager à nouveau. Pour cela, il m’a fallu connaître les personnes, les communautés, les engagements pastoraux et le contexte sociopolitique et ecclésial des différentes Provinces. La re-_expression du charisme pour l’édification des communautés apostoliques, la collaboration avec les laïcs qui partagent notre spiritualité, l’éveil des vocations, l’éducation, la vie intellectuelle et la communication étaient des priorités du Chapitre général de 1999 que nous avons réalisées grâce aux visites canoniques, aux Lettres du supérieur général et à la formation du leadership assomptionniste.

L’insistance mise sur la ré-_expression du charisme est un appel à l’unité. Il y avait en effet un problème d’unité de la Congrégation qui était en expansion dans certaines régions, et dans d’autres non. Il nous fallait donc insister sur l’unité pour la collaboration au-delà des frontières provinciales. Globalisation oblige ! Heureusement qu’au fur et à mesure que le charisme devenait de moins à moins intellectuel, un nouvel horizon se dessinait, qui nous poussait à nous demander, non plus ‘qui sommes-nous ?’, mais ‘pourquoi sommes-nous assomptionnistes?’ D’où le passage du souci de la ré-_expression du charisme à l’idée d’un projet de Congrégation. Ce que le Chapitre général de 2005 n’a fait qu’entériner.

Zenit : Vous avez été réélu pour un deuxième mandat de 6 ans lors du Chapitre général de mai 2005. Quelles sont les priorités auxquelles vous voulez accorder une plus grande attention ?

P. R. Lamoureux : Le Chapitre a mis en évidence 5 axes apostoliques:
- l’oecuménisme et le dialogue interreligieux
- les Nouvelles fondations
- les jeunes et les vocations
- Pour un monde plus juste –justice et paix
- Médias et enseignement.
Les priorités retenues lors du Chapitre général sont au nombre de trois, à savoir : la Mission d’Orient, la Fondation en Asie, les jeunes et les vocations. Des conversions à opérer : l’alliance religieux-laïcs et la formation pour la vie et la mission.

Ce projet global d’animation de la Congrégation pour les 6 ans à venir, je le réduis en 4 domaines majeurs qui sont :
- la vie en communauté apostolique afin de créer des communautés vivantes, priantes...,
- la pastorale des vocations et la formation pour la vie et la mission,
- l’alliance religieux-laïcs dans le respect de la spécificité de chacun
- la mission pour consolider les oeuvres existantes, et soutenir les nouvelles fondations aux Philippines et au Togo.

A ces points précis, j’ajoute les médias qui caractérisent notre apostolat dans le monde de ce temps. J’y crois en effet de tout mon cœur !.

Zenit : L’« Assomption » possède-t-elle des atouts sur lesquels fonder votre programme d’action ?

P. R. Lamoureux : La question est importante. J’ai attiré l’attention sur ce point lors du dernier Chapitre général, qui a donné une orientation claire à toute la Congrégation, avec ses 5 axes apostoliques et ses 3 priorités.

En effet, un corps social ou religieux est en péril s’il n’a pas une raison d’être qui mobilise et qui inspire courage, dévouement, et initiative. Je crois que nous l’avons à l’Assomption. Le Chapitre a révélé ce qui risque de ne pas être toujours évident dans une communauté ou Congrégation, à savoir une vitalité spirituelle et un profond esprit de foi. Au Chapitre nous avons pu nous mettre à l’écoute de l’Esprit et être prêts à répondre à ses appels. En outre, nos Provinces, du moins la plupart, se soucient de la santé du corps dans son ensemble, et savent aller au-delà de leurs frontières. Un esprit missionnaire est donc un atout important à l’Assomption. J’en veux pour preuve les deux premières priorités du Chapitre (la Mission et les Vocations). Il existe une jeunesse assomptionniste. Les jeunes, en Occident comme en Orient, se sentent toujours attirés par notre charisme. Et la fidélité de nos aînés, nous édifie par leur foi, leur intérêt pour la mission, et souvent par leur travail. Je pense aux anciens comme Edgar C. et Olivier B. en Afrique. Le laïcat assomptionniste nous stimule également. Souvent ce sont les laïcs qui nous ouvrent de nouveaux chemins, qui nous interpellent par leur dévouement, leur amour du charisme, leur zèle et leur créativité. En bref, l’ « Assomption » possède une intuition spirituelle et doctrinale très solide. Son charisme très riche également peut nourrir des apôtres hommes et femmes, de tout temps et de tout lieu. Malgré les défis, il y a de quoi espérer.

Zenit : Dans vos dernières Lettres, vous citez souvent Sa Sainteté Benoît XVI. Quel secret avez-vous découvert dans ses écrits ?

P. R. Lamoureux : Benoît XVI est un événement d’Église. Nous sommes fils de l’Église. Nous ne pouvons donc pas rester indifférents à son égard. Bien plus, quand je le lis, je trouve qu’il donne des explications plus profondes aux questions existentielles. Selon lui, le monde a besoin de sens. Dieu est le seul Être qui peut nous satisfaire, comme Saint Augustin, dit le Saint-Père, en combattant la « dictature du relativisme ». Il est augustinien. Il a d’ailleurs fait une thèse de doctorat sur Saint Augustin et fréquenté les Études augustiniennes organisées par les Assomptionnistes, qu’il connaît grâce à l’Évêque d’Hippone. Sa définition de la paix dans sa lettre pour la journée mondiale de la paix est aussi augustinienne. Augustins de l’Assomption, nous nous sentons proches de lui dans ses analyses de la situation du monde et de l’Église. Nous les Assomptionnistes, sommes plus que jamais fidèles à notre fondateur et au Saint-Père.
ZF06021705

Vendredi 17 Février 2006: Bravo aux Sénateurs et Députés du Sud-Kivu qui viennent finalement de pointer du doigt Mr. William Swing comme le cerveau moteur de la déstabilisation de l’Est de la R.D. Congo!


Honorables Sénateurs et Députés du Sud-Kivu (en RDC),


"Chaque chose a son temps", dit une sagesse.

En effet, je crois, après lecture de ce mot de ces Deputés et Sénateurs du Sud-Kivu, que le vrai problème et/ou la vraie cause du PIRE CONFLIT (voir Koffi Annan) qui a fait 4 millions de morts congolais (jusqu'à date) est maintenant bien posé.

Car, pour guérir une maladie, dit-on, il faut savoir la définir (en savoir l'origine). Sinon, on soigné autre chose...

Méritez, chers fils du Sud-Kivu, nos remerciements, pour avoir posé, en clair, ce que d'aucuns n'ont jamais reconnu publiquement si n'est, peut-être, dans des clubs d'amis ou ailleurs. Car cela prend du courage, pour sauver son peuple. Et vous venez de le faire.

Que des milliards de dollars arrivent "pour faire la paix au Congo", je crois le problème du Kivu, et par conséquent celui du peuple congolais, ne se resoudra pas tant que l'on ne touche pas au noeud des querelles.

Ce serait de la distraction, lorsqu'on sait que des armes s'achètent pour faire partir cette terre... C'est encore plus que distraction lorsque, au moment ou l'on chante élection démocratique dans le reste du pays, le Kivu, lui, doit encore négocier avec des "belligérants insurgés"...

Et la soit disant élection serait de la pure distraction lorsque l'on note que, dans le mème Minembwe, entre autres dégats, des agents chargés
d'enrôlement non mandatés par Kinshasa viennent opérer en toute quiétude et cela, au vu et au su de ceux qui sont supposés aider à ramener la paix en RDCongo (cas de cette dame arrêtée, et qui a disparu sans qu'une enquête n'ait été diligentée, après avoir reconnu être Rwandaise, mais venue enrôler des gens au Kivu!)

Honorables Sénateurs et Députés du Sud-Kivu, Chez-nous, on dit: " Mchana nyumba ni nyingi. Jioni, nyumba ni moja" (il y a plusieurs maisons la journee, mais une seule maison le soir: celle a ma mere).

Vous venez donc de prouver, que malgre tout, Judas aurait du avoir pitie de Jesus (son frere), car il savait que le sort reserve a celui-la etait une mort tragique... C'est dire que par cette lettre a M. Swing, malgre votre appartenance a differentes composantes qui, elles, aurait chacune "ses bons projets" de societe pour le redressement du Congo, vous vous retrouvez, le soir, au Kivu, et au Sud-Kivu en particulier, pour DORMIR PARMI VOS PARENTS, SOUFFRIR AVEC EUX, MANGER MISERABLEMENT AVEC EUX, ET POURQUOI PAS MOURIR AUX COTES D'EUX...

Vous avez fait ce que l'on entend d'un SENATEUR ou d'un DEPUTE. Et c'est ce que M. SWING sait aussi du role d'un Senateur/Depute, dans une "democratie": PARLER AU NOM DU PEUPLE ET RIEN QUE POUR LE PEUPLE (en denoncant le mal, mais en appuyant de bons projets du
gouvernement).

Acceptez donc notre reconnaissance et, en meme temps, soyez rassures que l'histoire du Kivu et du Congo doit desormais retenir vos noms. Car, votre geste est une reconnaissance de la lutte des sages Mgr. Kataliko et Munzihirwa, du Prof. Byamungu et de Pascal Kabungulu,
etc. C'est egalement un hommage a ces FEMMES ENTERREES VIVANTES de Kasika, aux morts de Makobola, de Kisangani, de Katogota, de Wimbi et de partout au Congo; aux foetus des hopitaux de Kinshasa qui ne pouvaient survivre suite au manque de courant d'Inga,
etc.

Bref, votre lettre a M. Swing est un respect a tous ceux que le Congo pleure a ce jour, ces victimes justement d'un plan qui ne veut pas dire
officiellement son nom.

Qu'on vous prive de salaires, parce que vous avez dit ce qui vous semble injuste pour le Kivu et le Congo, cela n'est rien. Car, comme cette Honorable Soeur Mathilde Muhindo, vous survivrez.

"Il vaut mieux de mourir pauvre et digne que d'etre riche et esclave" (j'essaie de reprendre feu Sekou-Toure de la Guinee).


Dieu benisse le Kivu, les nationalistes congolais et l'Afrique,
Vive la Paix au Congo-Kinshasa,
Debout Congolais!


Manyongo wa Selemani

- GRANDS-LACS CONFIDENTIEL : ALERTE

Fondé le 13 janvier, 1999
Année 2006, Numéro 3
Edition du 17 février 2006

COMMUNIQUÉ

Pour diffusion large et immédiate


De sources très fiables à Kinshasa, la capitale de la République Démocratique du Congo (RDC), , Grands-Lacs Confidentiel vient d'apprendre qu'un projet de loi pour l'approbation de la création d'un « tutsiland », qui serait la zone de Minembwe, en province orientale du Kivu, sera voté dans les prochains jours. Ce projet est introduit et soutenu par les personnalités très influentes du régime actuel de Kinshasa qui travaillent conjointement avec le régime de Paul Kagame du Rwanda.

Ce projet de loi qui selon les mêmes sources, aurait obtenu l'aval du président Joseph Kabila, d'Azarias Rubera, Onosumba et Bemba sera un point de non-retour dans le processus de démantèlement de ce géant de l'Afrique centrale tant convoité par les multinationales occidentales et leur mafia internationale. La guerre actuelle en cours en RDC est l'ouvre de cette mafia pour laquelle roulent les présidents ougandais et rwandais ainsi qu'un grand nombre des grandes personnalités du gouvernement actuel de Kinshasa.

Grands-Lacs Confidentiel fait appel à tous les Congolais qui ont encore leur conscience dans leur tête et non dans leurs poches, de se mobiliser, manifester et protester énergiquement par tous les moyens contre ces valets de l'impérialisme déterminés à mettre à marche le processus qui certes, pourrait mettre plusieurs années, mais qui progressivement mettra fin à l'existence de la République démocratique du Congo au cour de l'Afrique centrale.

Derrière ce coup qui chapote l'implantation d'un cheval de Troie pour en finir avec la RDC se trouvent les pays tels que les États-Unis d'Amérique, le gouvernement britannique, la Belgique, Israël et plusieurs multinationales occidentales.

Par ce communiqué d'aujourd'hui, Grands-Lacs Confidentiel avertit le peuple congolais et la diaspora congolaise mondiale, qu'opter pour la création d'un « tutsiland » en République démocratique du Congo, ce sera ouvrir la boite de pandore qui va faire déferler sur notre pays, des siècles de la recolonisation du continent africain. Ceux qui acceptent cela font preuve de la pire cupidité qui leur fait vendre leur sens identitaire en échange de quelque monnaie de singe.

GLAC rappelle avec toute son énergie que cette mafia internationale a déjà essayé d'acheter l'eau du fleuve Congo. GLAC rappelle aussi à ses lecteurs que les lobbies de l'Institut de Havilla (basé en Belgique) ont déjà leurs instruments très bien placés dans les hautes sphères du pouvoir à Kinshasa et que la dernière chance pour sauver ce Congo aujourd'hui agonisant, ne repose que dans les mains des nationalistes, si du moins, il en reste encore.

Grands-Lacs Confidentiel avertit le peuple congolais et le monde entier que les répercussions néfastes d'une telle décision conduiront la RDC dans des calamités inqualifiables.

Avec toute sa dernière énergie, Grands-Lacs Confidentiel lance un appel au peuple congolais ainsi qu'à la diaspora congolaise mondiale de se lever comme un seul peuple sans se faire intimider pour refuser cet enfer dans lequel les puissances coloniales veulent replonger le peuple congolais.


Fait à Kinshasa, le 16 février 2006


Pour Grands-Lacs Confidentiel
Esdras Masan
Rédacteur en chef
E-Mail : « glac_editor@yahoo.com »



Jeudi 16 Février 2006: Les Honorables Députés et Sénateurs de la Province du Sud-Kivu à KINSHASA.

A Monsieur le Représentant Spécial
du Secrétaire Général des Nations Unies
en République Démocratique du Congo
à Kinshasa/Gombe.-

Concerne : Arrêt du processus électoral
en République Démocratique du Congo

--------------------------------------------------------------------------------


Monsieur
le Représentant Spécial,

Nous
Honorables Députés et Sénateurs du Sud-Kivu, avons l'honneur de vous
remercier par la présente pour tout ce que vous avez entrepris aux fins de
ramener la paix et la sécurité dans notre pays.

Néanmoins, nous voudrions ici exprimer une certaine perplexité mêlée de
profonde inquiétude sur l'acharnement de la Communauté Internationale à
vouloir imposer l'hégémonie d'un groupe auquel elle tient, dit-on, comme à
la prunelle de ses yeux.


Connaissant le haut intérêt que certains membres de cette Communauté
Internationale portent, à l'érection au Sud-Kivu d'un Tutsi Land sous
l'alibi de territoire de Minembwe pour satisfaire les ambitions dévorantes
de leurs protégés, nous nous faisons le devoir de vous rappeler ces quelques
réalités bien simples :

1. Cette propension à vouloir toujours défendre une fausse thèse de
minorités pourtant largement représentées à tous les niveaux de la vie
nationale jusqu'au sommet de l'Etat et qui, plus armées que nos Forces
Armées, mettent le pays à feu et à sang toutes les fois que leurs intérêts
l'exigent.

2. Il y a en République démocratique du Congo, plus de 450 tribus,
chacune avec son domaine, mais non son territoire. Si chacune d'elles doit
réclamer aujourd'hui son territoire propre, la Communauté Internationale
est-elle prête à nous créer et équiper plus de 450 territoires ?

3. Le principe traditionnellement admis à l'Est depuis 1910 pour
l'érection des chefferies et la fixation des frontières, a toujours été la
préservation de l'unicité et de l'homogénéité des entités politiques et
ethnologiques existantes.

4. Tous les préparatifs sur le processus électoral en cours en
République Démocratique du Congo (identification, enrôlement, détermination
des circonscriptions électorales, répartition des sièges, etc…) ont été
jusque-là conçus sur base de données administratives légalement existantes.

Monsieur
le Représentant Spécial, nous sommes d'avis que l'acharnement à vouloir à
tout prix imposer la création irrégulière et anticonstitutionnelle de
territoire de Minembwe sonnera tout simplement l'arrêt du processus
électoral en République Démocratique du Congo et sa relégation aux calendes
grecques.

Le peuple
congolais qui vous suit attentivement dans tous vos faits et gestes, vous
met devant vos responsabilités pour les graves conséquences qui découleront
d'un tel acte. Vous porterez, vous ainsi que son signataire, la pleine
responsabilité devant Dieu et l'histoire.

Nous
prenons à témoins l'opinion tant nationale qu'internationale.

Ci-joint les mémos des différentes couches de nos populations sur cette
question:

1. Mémo des Chefs Coutumiers d'Itombwe (Mwenga) du 01 août 2004 ;
2. Contestation de la Communauté Bembe du 24 novembre 2005 ;
3. Mémo des Députés et Sénateurs originaires de Fizi et d'Itombwe du 24
décembre 2003 ;
4. Mémo de l'Association des Anciens Kassapards Ressortissants de Fizi
du 25 janvier 2006 ;
5. Protestations des Notables d'Uvira du 01 février 2006 ;
6. Déclaration des Honorables Députés et Sénateurs des territoires de
Fizi, Mwenga et Uvira du 15 février 2006 ;
7. Réaction des Ressortissants des territoires de Fizi, Mwenga et Uvira
du 10 décembre 2005.

Veuillez
agréer, Monsieur le Représentant Spécial, l'_expression de notre parfaite
considération.


Fait à Kinshasa, le

Ampliations : - Son Excellence Monsieur le Président de la République à
Kinshasa/Gombe.
(Avec l'_expression de nos sentiments les plus déférents)
- Monsieur le Président de la République Sud Africaine à
Prétoria.
- Monsieur le Secrétaire Général des Nations-Unies à New-York.
- Sa Sainteté, le Pape Benoît XVI à Rome.
- Excellence Monseigneur le Président du Sénat à
Kinshasa/Lingwala.
- Excellence Monsieur le Président de l'Assemblée Nationale à
Kinshasa/Lingwala.
- Leurs Excellences Vice –Présidents de la République (Tous) à
Kinshasa/Gombe
- Monsieur le Président de l'Union Africaine à Brazzaville
- Monsieur le Représentant de l'Union Européenne à
Kinshasa/Gombe.
- Monsieur le Ministre de l'Intérieur, Décentralisation et
Sécurité à Kinshasa.
- Messieurs les Ambassadeurs Membres du CIAT (Tous) à Kinshasa/Gombe.
- Monsieur l'Ambassade de la République de Chine à Kinshasa/Gombe.-
- Monsieur le Gouverneur de la Province du Sud-Kivu à BUKAVU.-

Suite

Les Honorables Députés et Sénateurs
de la Province du Sud-Kivu à KINSHASA.


Concerne : ARRET DU PROCESSUS ELECTORAL
EN REPUBLIQUE DEMOCRATIQUE DU CONGO.


--------------------------------------------------------------------------------

Les Honorables Députés et Sénateurs du Sud-Kivu.

1Jerimoth Lukonga Musombwa, Sénateur
2 Dr Ilombe Mbilishi Val, Député
3 Namusomwa Kachukuzi,Sénateur,
4.Kanyegere Lwaboshi, Sénateur
5. Ecina wa Lulenda Pierre, Député
6. Kasenga Kabezamwali, Député
7. Mahano Ge Mahano, Député
8. Kisubi Ngumoja, Député
9. Makonero Wildor, Sénateur
10. M'molelwa Justin, Député
11.Nyangezi Arthur, Député
12.Chirhalwirwa Nkunzimwami Gervais,Député

(RDCinfos du 16 Février 2006)

Mardi 14 Février 2006: Brassage et Réunification à sens unique

La transition politique en R.D. Congo qui devrait toucher à sa fin d’ici le mois de Juin 2006 est toujours parsemée des zones d’ombres. Si on peut dire que la population congolaise a salué la formation du gouvernement d’union nationale où travaillent côte à côte ceux qui se battaient hier, on regrette tout de même la politique de deux poids, deux mesures qui a caractérisé cette transition. Les lois de la transition n’ont pas été appliquées dans toute leur rigueur pour tous. Pour ne citer que quelques exemples, la loi portant nomination dans la territoriale selon laquelle un membre d’un mouvement rebelle qui dirigeait une province ne peut pas devenir gouverneur de cette Province. Pour le cas du Nord-Kivu, cette loi fut foulée aux Pieds car Eugène Serufuli du RCD-Goma fut nommé au Nord-Kivu. Quand fut voté la loi du brassage de l’armée, les rwandophones refusèrent de quitter la région frontalière avec le Rwanda, le Burundi et l’Ouganda. Ces derniers limitèrent leur Congo aux Provinces de l’Est. Ils ont institué de fait un brassage à sens unique et à caractère tribale, non pas avec tout le Congo mais avec les territoires qui appartenaient pendant la rébellion au RCD-K-ML. Ainsi, un commandant rwandophone peut être affecté à la tête du territoire de Lubero ou de Beni, mais un commandant Nande, Lendu ou Pakombe, ne peut pas être affecté à la tête de la ville Goma, de Bukavu, du territoire Rutshuru ou de Masisi, etc. C’est cela que nous avons appelé “Brassage à sens unique”. Ce genre de brassage s’est observé dans d’autres secteurs de la vie nationale, tels la douane, les finances, les mines, l’économie, etc. Utilisant à bon escient ce brassage à sens unique, le RCD-Goma qui fonctionne comme un état dans un état, fait des petits pas dans sa conquête rêvée du Nord-Kivu. En effet, après la guerre de Kanyabayonga au mois de Décembre 2004, le RCD-Goma a profité de l’occasion pour déployer à Kanyabayonga les soldats mutins qui avaient endeuillé Bukavu au moins de juin 2004. L’opération dite de démantelement des rebelles Nalu-Adf, a permis au RCD-Goma de déployer une brigade non brassée dans la région allant de Vitshumbi à Batalinga, en passant par Kasindi et Mutwanga. Cette brigade non brassée est commandée par MUNGURA Richard, ami de Tango Fort depuis leur planification de la mise en sac de Kisangani en 2000. Quelle idée de démanteler des rebelles par d’autres rebelles qui refusent le brassage? Quelle idée de faire garder la frontière avec l’Ouganda par des militaires non brassés ? Les assassinats et autres méfaits déplorés par la population du Graben et de Isale- Vulambo –Vuhovi et Kasongwere, sont à mettre sur le compte de ces militaires non-brassés qui n’ont pas la paix au Congo sur leur agenda. Le coup de gueule de la Monnuc les accusant de criminels et des voleurs est une preuve supplémentaire de notre analyse des faits. Nous espérons que ce cri de la Monuc pourra être accompagné dans les jours qui viennent des actes conséquents.

Pour donner quelques exemples du brassage à sens unique qui s’observe dans les affectations des commandants des villes et cités du Grand Nord, on peut citer les cas suivants :
- Commandant de Butembo : Major Dieudonné Muhima ( rwandophone),
- Commandant de Mutwanga–Batalinga-Kasindi : Colonel Mungura Richard (Rwandophone) .
- L’avénement du Colonel She Kasikila à Rutshuru n’a pas fait long feu. Le Colonel Kasikila s’est vu abandonné et par Goma et par Kinshasa. Il n’a eu la vie sauve que dans sa fuite devant l’armée des mutins. Après sa fuite, plusieurs centaines des militaires Fardc ont rejoint les rangs des mutins. Quelle vagabondage ! Quelle impunité !
- Un autre phénomème du brassage à sens unique c’est l’octroi des postes à des congolais acquis à la cause rwandophone. Ainsi quelles que soient les lamentations des Forces Vives du Grand Nord, le Major John Tshibangu est toujours le commandant de Lubero deux ans après avoir organisé la débacle des Fardc venus de Kinshasa au mois de Décembre 2004. Au Sud-Kivu, Grands-Lacs Confidentiel a publié la stratégie macabre du Général Matthieu Agolowa, connu depuis son passage à Lubirizi comme suppôt des rwandais, et qui sous prétexte de combattre l’ennemi, envoie les mai-mai tout droit dans le traquenard de l’ennemi.
- Ce même phénomène s’observe aussi dans la territoriale. En effet on a assisté à la nomination à Lubero de Mr. Josué Badibanga du Kasai et à Beni de Mr. Jean- Jacques Rousseaux KINGUNGU du Bandundu (?). Ce premier geste pourtant positif de réunification du Grand Nord avec le reste du pays laisse cependant perplexe après la révélation des liens entre ces nouveaux chefs et les hommes forts du RCd-Goma. Un autre fait est que cette réunification ne concerne pas le territoire de Rutshuru, de Masisi, de Walikale, et de Goma, des territoires vivant sous une occupation rwandophone de fait.

Toutes ces permutations à sens unique n’ont comme but que de précipiter la chute du Grand Nord sous l’emprise rwandophone en comptant sur l’appui complice des milices Hema de l’Ituri qui auraient renforcé leus positions de Nyakunde, de Boga, et de Mambasa au début du mois de Janvier 2006.

Pendant que l’on salue l’organisation prochaine des élections démocratiques sensées mettre fin à la transition politique, les Forces Vives de l’Est du Congo doivent prendre conscience de ce brassage et réunification du pays à sens unique, et surveiller de près les actions des chefs ayant dans leurs valises des agendas cachés. Un peuple bien organisé et vigilant peut transformé un mercenaire en homme politique selon l’adage Nande que le « Chef c’est son peuple »(O mwami ni valume). Un peuple n’est dirigé que par le chef qu’il mérite... La situation qui prévaut à l’Est du pays en appelle à la conscience de toute patriote congolais de privélégier l’intérêt supérieur de la Nation à son intéret personnel. Que les congolais se rappellent du sort de ceux qui avaient livré Mzee L.D.Kabila au bûcher de l’ennemi. Ils n’ont jamais touché ou jouit de sommes d'argent escomptées. Au contraire, depuis 2001, ils croupissent derrière les barreaux. La traitrise de son peuple ne paie pas et ne porte pas bonheur. Les exemples sont légion en cette matière. Les congolais de partout, et spécialement ceux de l’Est doivent redoubler de vigilance pour aider la transition politique en cours d’aboutir sur la paix dans un Congo resté un et indivisible.

(Point de vue de Mr. Kambere Milonde, Kanyabayonga, pour Benilubero.com)

Lundi 13 Février 2006: Entretien avec l’Abbé Malu Malu, Président de la CEI : De la délicatesse de la phase finale de la transition politique en R.D. Congo

Il faut en parler.Il en va de notrre propre avenir. Sur l’horloge électorale, les aiguilles s’affolent... Mais avons-nous tous la même vision des événements qui se déroulent en R.D. Congo ? Tout le monde ne fait pas la même analyse ni la même évaluation de ce qui se passe ! Point n’est d’ailleurs besoin de le faire. Mais plusieurs pensent, pour le moins, qu’il y a encore une chance pour l’avenir... C’est en tout cas ce qui ressort des différents entretiens de Mr l’Abbé Malumalu, président de la Commission Electorale Indépendante, avec différentes Associations civiles et groupes politiques, à l’occasion de son passage à Madrid, du jeudi 16 au vendrredi 17 février 2006, à propos de la question du processus électoral en cours pour la construction « d’une République Démocratique du Congo vraiment démocratique ». Un problème du présent. Un problème de l’avenir !

Pendant des moments comme celui que nous vivons actuellement en R.D.Congo, on court souvent le danger de succomber à trois tentations. La tentation de « se sentir discriminé voire poursuivi » et de réagir dans la crispation en attaquant. La deuxième tentation c’est celle du « fondamentalisme manichéen » qui divise les choses en blanches et noires ; les personnes en amies et ennemies, la loi en « ça me convient » et « ça ne me convient pas ». La troisième c’est celle de l’étroitesse des vues qui consiste à s’enfermer sur soi-même par peur du débat et du pluralisme. Le vrai danger dans ce troisième cas est de privilégier la raison de la force plutôt que la force de la raison.
Contre ces trois tentations, je propose à nos lecteurs, l’antidote de trois exigences: l’unité dans l’essentiel. La diversité et débat en vue du consensus dans tout ce qui est opinable. La solidarité et la charité pour le bien-commun en tout. Ces élections sont une bonne occasion pour chaque congolais soucieux de se montrer digne de ce nom – et surtout pour les acteurs politiques- de faire cet exercice important. Pour y arriver nous faudra-t-il peut-être faire une relecture pertinente de notre réalité ? Une relecture dans un double sens : retrospectif –pour remémorer et faire la recollection des expériences positives et négatives du passé, sans y être figés- et pro-jectif, comme point de départ vers un avenir meilleur. Parce que à quoi nous servirait de nous lamenter du passé si l’urgence est bien plutôt de rechercher comment agir, pour d’abord, éviter l’embrasement, puis, aussi vite que possible, construire un pays paisible, une patrie congolaise digne de ce nom. A notre avis, c’est en ce sens qu’il faudra travailler sans jamais cesser d’exiger de tout le monde à renoncer à la raison de la force pour ainsi embrasser les voies de la liberté, de la responsabilité et de la participation démocratiques. Tous les Congolais devront toujours se souvenir de l’adage selon lequel : Quand les choses vont mal, il faut faire tout pour les redresser. Mais c’est quand les choses semblent bien marcher qu’il est souvent urgent de faire mieux et davantage ! Un chemin est déjà fait. Ou mieux encore, un chemin est en cours. Ce qui est louable. Mais il faut dire que, quand le plus dur est fait , c’est alors que le plus délicat reste à faire. Il en va de notre propre vie.

Olivier Kamate Sikahwa correspondant de www.benilubero.com à Madrid (Espagne)

Dimanche 12 Février 2006: Le RCD-K-ML au secours des habitants de Isale-Vulambo

Depuis deux mois, les pratiques jadis décriées dans les zones de Masisi, Walikale et Rutshuru, ont élu domicile dans les deux territoires de Beni et de Lubero. Ces pratiques consistent en des assassinats ciblés, viols des femmes, vols à mains armées, destruction méchantes des récoltes, travaux forcés des jeunes garçons, violations des domiciles et de la vie privée des familles, etc. Depuis le lancement de l’opération de démantelement des soi-disant Nalu-ADF Ougandais, les paisibles congolais de Isale-Vulambo vivent dans l’insécurité totale. Les appels des chefs coutumiers locaux à l’administrateur du territoire de Beni sont restés lettre-morte et la population se sent abandonée à elle-même. C’est pour répondre à cette inquiétude grandissante que le Président Fédéral du RCD-K-ML, Mr. Gilbert Kyatsinge, accompagné du Major Eustache Mustando et d’autres cadres du RCD-K-ML se sont rendus à Vulambo, Chef lieu de la localité Isale-Vulambo, le Jeudi 9 février 2006 pour apaiser la population. Agissant comme dans un pays sans loi et non admistrée, Mr. Gilbert Kyatsinge a fait un meeting public non pas comme membre d’un parti politique mais comme un administrateur de territoire. La population ne connaissant pas la distinction entre un meeting d’un parti politique et celui d’une autorité administrative locale ou territoriale, a répondu massivement à la convocation du meeting. Mr Gilbert s’est contenté à son tour d’enregistrer les doléances de la population meurtrie de Isale-Vulambo. Parmi les doléances, l’envoyé spécial de beni-lubero online à Vulambo à enregistrer la demande de l’arrêt immediat des assassinats, du viol des femmes, du vol, des récoltes illégales, des corvées, et la demande de la protection des civils par une police nationale de proximité, l’institution d’un tribunal militaire pour juger les militaires qui se rendent coupables de plusieurs méfaits sur la paisible population.
Finalement, de l’avis de tous, il y a plus d’insécurité avec les Fardc qu’avec les soi-disant rebelles Nalu-Adf ! D’où la persistance des questions sur le motif réel de l’opération de démantelement qui avait été annoncée tambours battants par la Monuc et les Fardc mais sans aucune mesure d’accompagnement de la population. Avant même que cette opération ne se termine, Rutshuru était en feu et à sang. Au lieu que les opérations militaires de grande envergure continuent pour bouter l’ennemi dehors, on a vu les contingents de la Monuc et des fardc baisser leur garde pour laisser la scène aux délégations des ministres venues se pavaner dans Goma pour débiter des mensonges en niant par exemple un fait connu de tous les congolais du Nord-Kivu, à savoir, la présence des forces rwandaises au Nord-Kivu. En même temps, à l’ONU, la population du Nord-Kivu a été choquée par la déclaration de l’Onu qui en pareille circonstance devrait demander l'arrestation des rebelles qui pour la nième fois narguent les congolais mais qui s'est contenté de faire appel aux pays de la région d’organiser une conférence de paix... Pour ne pas rester hors-jeu, Le Conseil des Ministres de Kinshasa a décidé vendredi dernier de traduire en justice tous ceux qui se sont rendus coupables de faits de la guerre en cours au Nord-Kivu, mais la population congolaise n'est au courant d'aucune arrestation ou action judiciaire lancée contre x... Toutes ces mesures qui se ressemblent et qui indiquent bien une complicité entre le gouvernement de transition, les milices rwandophones et la communauté internationale dans la guerre du Nord-Kivu, passent visiblement et sciemment à côté du vrai problème du Nord-Kivu qui est celui des milices des rwandophones armés et soutenus par certains hauts cadres de l'espace présidentiel d'après le cri d'alarme de Mbusa Nyamwisi. Sur terrain au Nord-Kivu, le Gouvernement doit procéder au remplacement de l’actuel gouverneur du Nord-Kivu, à l'arrestation de Laurent Nkundabatware et de Jules Mutebusi. Ce sont ces trois cervaux de l'insécurité au Nord-Kivu qui doivent être traduits en justice pour éviter que le gouvernement de transition n'offre de nouveau aux Nord-Kivutiens un spectacle digne d'être appelé "théâtre de chez-nous". Toute autre solution à part celle ci-haut épinglée ne servira qu’à faire endormir les congolais et à donner du temps à l’ennemi connu de tous et dont le but serait de faire tomber la Province du Nord-Kivu comme un fruit trop mûr, sans résistance. Les forces vives du Nord-Kivu doivent s’unir pour exiger que l’actuel gouvernement de transition trouve des solutions concrètes et efficaces aux problèmes ci-haut soulevés.

( Musayi Kalemire, Isale-Vulambo, pour Beni-Lubero.com)

Mardi 24 Janvier 2006: Nécrologie!Décès de Maman Amba LINHO à Kinshasa

Permettez moi de présenter mes condoléances les plus attristées à la famille Gilbert Sombola et la Famille Linho qui vient encore de perdre Maman Amba Linho. Pourquoi Amba...,pourquoi aujourd'hui....,c'est trop tôt maman Gilon...Que son âme repose en paix et que la terre des ancêtres lui soit douce et légère. Adieu maman Gilon. (Ir. Emma Matsoro, Boston, USA)

Jeudi 12 Janvier 2006: La Musique Nande: Interview de Emma Matsoro par benilubero.com/culture

Benilubero.com: Présentez-vous aux lecteurs et lectrices de benilubero.com!

Matsoro: Je m’appelle Emma Matsoro, Ingénieur de Formation de l’IBTP Kinshasa. Je vis présentement aux USA, plus précisement à Boston Massachusetts où je fais un stage d’Architecture dans une Maison de Conception et de Réalisation par Autocad. Je suis aussi membre de la Communauté Catholique Mwinda de Boston où je suis chargé de la Musique, des sons et des images lors des célébrations eucharistiques et des grandes manifestations festives.

Benilubero.com: L’architecture ne vous a donc pas fait oublier la musique?

Matsoro: Pas du tout car avant d’être architecte, j’étais musicien. Depuis mon bas âge dans mon village natal à Lukanga et à Butembo, j’aime chanter et danser comme mes ancêtres Nande.

Benilubero.com: Parle-nous du groupe Yira Folk qui a fait bouger le peuple Nande dans le passé.

Matsoro: Merci pour cette question qui me donne l’opportunité de retracer l’historique de cette oeuvre musicale à laquelle j’ai contribué. Pour ceux qui ne connaitraient pas de quoi il s’agit, Yira Folk est un ensemble musical Nande, née d’une idée originale de Mr. Etienne Kasereka alors fonctionnaire à l'Hôtel des Monnaies de la République du Zaire. Etienne Kasereka créa Yira Folk en 1991.Au début considéré comme une association de loisir pour les étudiants Nande de Kinshasa, le groupe prit rapidement de l'ampleur et sortit son premier album intitulé "OYO NINDI" où le duo Etienne Kasereka et Deli Kongoli a fait vibrer le peuple Nande partout au monde.

Benilubero.com: Par après, comment le groupe musical avait-il évolué?

Matsoro: Après les premiers succès, Yira Folk n’a pas échappé à la règle: les querelles intestines et le divisionisme. L’on se souviendra que Deli Kongoli se détachera du Yira Folk pour créer “"NANDE REVELATION" avec Pépin PIMBO. Ils sortiront l'album "AGHENDIRE".

Benilubero.com: Et vous-mêmes dans tout cela, de quel côté étiez-vous?

Matsoro: Je fais mon entrée dans le Yira Folk dès le premier opus “OYO NINDI” comme chorégraphe. A l’heure de la division, je suis resté avec Etienne Kasereka dans la maison mère du Yira Folk et j’ai été élu Vice-Président de Yira Folk.

Benilubero.com: Après la scission, aviez-vous continué à produire?

Matsoro: Oui, bien sûr! Après la scission Yira Folk a continué son ascension vertigineuse jusqu’à son zenit avec l'album "BUKERE NGAGHENDA". Cet album a fait parler du Yira Folk partout au Zaire et en Afrique jusqu’à remporter le Prix du meilleur groupe folklorique du Zaire en 1994. Après Yira Folk sera proclamé par la Radio AFRICA Numero 1, meilleur groupe folklorique dans la catégorie Tradi Moderne.

Benilubero.com: Et pendant ce temps, qu’était devenu votre rival Deli Kongoli? Avez-vous continue à garder des liens fraternels avec son groupe comme le peuple nande l’avait souhaité à l’époque?

Matsoro: Oui, bien sûr! Le peuple nande n’a jamais avalisé la scission et nous avons gardé un climat de fair-play entre nous. Je sais que, à la même période que le zenit du Yira Folk, Deli Kongoli avait fait sensation, surtout dans les territoires de Beni et de Lubero avec son album, “AGHENDIRE”!

Benilubero.com: Y-avait-il eu une gue-guerre de nomenclature des albums de vos deux groupes? Pourquoi aviez-vous intitulé votre deuxième album “Bukere Ngaghenda”, après le “Aghendire” de Deli Kongoli?

Matsoro: Il n’y avait pas du tout de gue-guerre de nomenclature! La resemblance vient du fait que les deux groupes s’inspiraient de la même source, à savoir, la chanson traditionnelle nande, le Kadinge, le Ntara, Erirenga, le Mikado, Omukovo, Amatakiyo, Ndeku, etc.

Benilubero.com: Pouvez-vous nous dire, si ce n’est pas un secret, de quel soutien vous avez bénéficié pendant votre ascension?

Matsoro: Merci pour la question qui me permet de remercier sur le site benilubero.com Mr. Paluku Muhesi, Balthazar Kanyama, Nzenze Wamitamango (+), pour le soutien inconditionnel à notre entreprise musicale.

Benilubero.com: Yira Folk est né à Kinshasa. Avez-vous eu l’occasion de faire des concerts dans le terre natale du Munande, à savoir, les territoires de Beni et de Lubero?

Matsoro: Naturellement nous avons fait une tournée en 1993 à Goma, à Butembo, et à Beni , et cela grâce au soutien des Nande dont je viens de citer les noms. Pendant cette tournée Yira Folk a recolté un succès fou avec ses 22 musiciens transportés, logés et nourris par Nzenze Wamitamango. Yira Folk avait su se déplacer avec son matériel pesant à peu près 4 tonnes. A Beni, l’Hôtel COHOBE avait servi de cadre pour le concert du Yira Folk. L’Hôte d’honneur de Beni était l’honorable Katende Ngunza qui nous a aussi précédé dans la maison du père. A Butembo, Yira Folk a fait succès fou à l’AUBERGE avec comme doit d’entrée 20 US$, un fait qui n’a pas empêcher que la salle soit pleine à craquer. Ensuite, c’était de l’OLYMPIQUE de Mr. Sadrou avant de se produire au Stade Tata Matokeo pour la population de Butembo et de ses environs. A Kirumba, le concert a eu lieu dans la salle CACUDEKI de Matembera. Nous avions bouclé notre boucle à Goma, avec deux sorties, la première à l'Hôtel ISHANGO GUEST HOUSE, une propriété personnelle de notre mécène Papa Nzenze, un hôtel qui fait jusqu’à nos jours la fierté du Munande à Goma, et la deuxième sortie à l'hôtel Karibu.

Benilubero.com: Qu’est-ce que vos fans ont le plus aimé dans Yira Folk?

Matsoro: Je dirais que l'album “Bukere Ngaghenda” était devenu l’idole de nos fans avec la chanson “Bukere Ngaghenda” et “Muraghane wa Koyo”, une composition de Magloire Paluku.

Benilubero.com: Vous avez reçu de l’aide matérielle auprès des bienfaiteurs Nande de l’époque comme il apparait dans vos propos. Pouvez-nous nous dire qui vous a aidé techniquement à sortir de terre?

Matsoro: Techniquement, nous avons produit notre meilleur album à Brazzaville et nous avions donné le monopole de la distribution à NDAYE, une grande maison de production de musique. Deli Kongoli a produit son album “Aghendire” en Afrique du Sud avec l’appui de Roger Kabuyaya. En octobre 1995, un contact fructueux de Yira Folk, avec un grand homme politique nande, notre papa Pierre Pay Pay, nous a sorti de terre. En effet, Papa Pay Pay a octroyé à Yira Folk du matériel musical pimpant neuf. Et votre humble interlocuteur que je suis était parti en Afrique du Sud pour faire la commande de ce matériel.

Benilubero.com: Où est alors passé ce glorieux Yira Folk?

Matsoro: Avec la guerre d’agression du Congo qui a surnoisement commencé avec l’accueil des réfugiés au Kivu en avril 1994, Yira Folk avait commencé sans le savoir sa descente en enfer. L’occupation de notre terre natale a mis en mal notre fierté et par conséquent notre inspiration.

Benilubero.com: Voulez-vous dire que depuis 1994, Yira Folk n’a plus produit d’album?

Matsoro: Non, pas du tout! En novembre 1995, Yira Folk avait sorti à Kampala l'album “ULI THATHA WAGHE” avec des chansons comme Uli Thatha d’Etienne Kasereka, Ekihugho de Emma Matsoro, Ndeku Akaliraki etc. Aussi, avec la collaboration de la Chorale Kyakakala du Kyaghanda de Kinshasa, Yira Folk avait sorti un album chrétien sous la houlette de Appolinaire Rwangu.

Benilubero.com: Qu’en est-il de Yira Folk aujourd’hui?

Matsoro: Avec la mort de notre plus grand sponsor Nzenze Wamitamango en 1998, et la guerre d’agression au Kivu, Yira Folk perdait son financier et la majorité des consommateurs de ses produits. Etienne Kasereka a essayé de relever le groupe avec la production de son album multiculturel, en solo: “NGOMA YETU”, soutenu par BAMAR (Balikwisha Martin) de Lubumbashi mais en vain. Avec le départ d’Etienne Kasereka pour Jakarta en Indonésie, puis en Chine, c’était la mort subite du Yira Folk!

Benilubero.com: Pensez-vous ressusciter Yira Folk dans l’avenir?

Matsoro: Suite à la forte demande de nos fans de territoires de Beni et de Lubero, Etienne et moi, avons tenté de redemarrer Yira Folk lors de nos rencontres de Jakarta en Janvier 2003 et à Guanzhou en Chine en Décembre 2004, mais sans succès.

Benilubero.com: Où sont partis tous les 22 musiciens de Yira Folk?

Matsoro: Les artistes musiciens de Yira Folk sont éparpillés dans le monde:

- Etienne Kasereka , commerçant à Guanzhou(Chine),

- Emma Matsoro, votre interlocuteur, Architecte à Boston, MA (USA),

- Kavugho à Kinshasa (RDC),

- Franck Lwanzo, Informaticien à Lubumbashi (RDC),

- Théo Bidens, Claviériste chez Wenge BCBG,Quartier Latin,Génération A, à Kinshasa (RDC),

- Christian Kalala: Nouvelle Ecrita, Quartier Latin, aux USA,

- Anto Mutoto: guitariste basse, musicienne chrétien en Suisse,

- Katembo Lisso: guitare solo à Kinshasa (RDC),

- Irene Nyavingi: chanteuse à Butembo (RDC),

- Honorine: danseuse de Yira Folk, à Kinshasa;

- Nzumbakali JP devenu militaire à Goma, etc.

- Papa Paluku Ngesera (+): notre célèbre danseur mort en Décembre 2005 à Kinshasaa,

- Deguy Degisha est décedé il y a quelques années à Butembo…

Benilubero.com: Accepterez-vous que benilubero.com interview Deli Kongoli le seul munande parti de Yira Folk pour fonder son propre groupe?

Matsoro: Bien sûr! La vérité naît de la confrontation des idées! Deli Kongoli est resté mon frère et ami, et c’est ensemble que nous avons porté sur les fonts baptismaux ce qu’on peut appeler le folklore moderne nande. En Avril 2002, nous avons composé ensemble un album encore inédit sur les héros Nande, en l'occurrence, S.E. Mgr Kataliko.

Benilubero.com: Votre mot de la fin!

Matsoro: Je demanderai à benilubero.com d’enrichir ce débat en interviewant les jeunes musiciens Nande qui montent en flêche et qui font des merveilles à Butembo, je cite, Popal Kisorobo, Mayaya Santa, Jacques Buzito, Serge Fury, et Kasoki Rebecca que benilubero.com a présenté dans ses dépêches de ce matin. La musique fait partie de toute culture et elle est une de ses plus joyeuses expressions. Un des cadeaux des amis de benilubero.com serait de soutenir dans le vrai sens du mot les jeunes musiciens nande et d’éveiller d’autres talents dans d’autres domaines, afin de bâtir ce que Pierre Mujomba dans son interview à RFI a appelé la “Nation Nande” se réalise.

Benilubero.com: Merci Ir Emma Matsoro!

(Interview accordé le 11 janvier 2006 à Brighton, MA (USA), par l’Ir. Emma Matsoro, à Vincent K. Machozi, pour le compte de benilubero.com).

Jeudi 5 Janvier 2006: Messe des suffrages en mémoire de Enoch Nyamwisi Muvingi (+1993)

Ce Jeudi 5 janvier 2006, une messe commémorative de la mort de NYAMWISI ENOCH a été célebrée à la Cathédrale de Butembo à 6h00 du matin sur demande des cadres du parti politique DCF-Nyamwisi. Nous nous rappelons que Enoch Nyamwisi Muvingi, ancien ministre dans le gouvernement de Mobutu, avait été abattu à Butembo un certain 5 Janvier 1993 par des militaires de l’armée de Mobutu. Benilubero.com salue la mémoire de ce vaillant fils du territoire de Beni qui a fait l’honneur du Munande à son temps et qui était surnommé l’homme du débat dans la capitale congolaise. Que son âme repose en paix et que son courage politique inspire les jeunes politiciens Nande en ce moment où notre pays, et plus spécialement notre Province du Nord-Kivu a besoin des gens pour débattre de questions de la sécurité des biens et des personnes. Pourquoi toutes les armées cantonnées au Nord-Kivu n’arrivent pas à mettre hors d’état de nuire les malfrats qui courent les rues de nos villes et cités? (Juvénal Paluku Sivihwa)

Mercredi 4 janvier 2005: Les Enseignants de Butembo en campagne électorale

Le syndicat des enseignants du Congo, province du nord-Kivu ont tenu leur réunion syndicale le Samedi 31 Décembre 2005 à Butembo. A l’ordre du jour figurait un seul point, à savoir, la proposition des candidats enseignants à différents postes pendant les prochaines élections locales et législatives. Le 8 janvier 2006, ces propositions seront étudiées par la société civile de Butembo sous la direction de l'abbé Arsène Vahoterana. Le premier Vice-Président du Syndicat des enseignants du Nord-Kivu, Mr. Eugène Kahindo Syasaka, a été proposé au poste de Maire Adjoint de la Ville de Butembo. Par cette initiative, les enseignants qui sont les enfants pauvres des gouvernements congolais depuis Mobutu, sollicitent une reconnaissance de la société pour le service rendu à la nation. La demande des enseignants candidats à différents postes est que tous les éducateurs, les parents des élèves, les élèves, et tous les mécènes de l’éducation au Congo soutiennent massivement les candidats enseignants en les aidant d’abord à rassembler la caution exhorbitante demandée par la loi électorale et à voter pour eux le moment venu. (Juvénal P. Sivihwa)

1 Janvier 2006: Beni-Lubero s’offre un espace sur le web : www.benilubero.com

Depuis ce 1er Janvier 2006, un groupe des congolais de territoires de Beni et de Lubero en collaboration avec les congolais de la diaspora vient de publier sur le web un site internet au service de ressortissants de la région de Beni-Lubero et de tous les hommes de bonne volonté , amis et partenaires du développement de cette région martyre de la guerre en cours en R.D. Congo. Benilubero.com veut faire parler la base pour la base, il est un site des volontaires désinteressés qui n’ont qu’une visée, l’éveil de conscience de la base sur les potentialités inouies de développement disponibles localement. Découvrez ce site, votre site en cliquant sur: beni-lubero online (Mr. Juvénal Paluku SIVIHWA, Correspondant de Butembo)

 



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